Incendie à Buenos Aires: neuf morts parmi les pompiers et les secouristes

Le bilan de l'incendie qui a ravagé mercredi un entrepôt de Buenos Aires s'alourdit. On déplore jeudi la mort de sept pompiers et deux secouristes, écrasés par l'affaissement d'un mur.

06 févr. 2014, 07:32
Cinq autres fonctionnaires participant à l'opération ont été grièvement blessés.

Sept pompiers et deux secouristes sont morts mercredi, écrasés par l'affaissement d'un mur, selon le secrétaire à la Sécurité. Ils tentaient de maîtriser un violent incendie qui ravageait un entrepôt de Buenos Aires.

Parmi les victimes figure la sous-inspectrice Anahi Garnica, fille et femme de pompiers, et première femme, en 2003, à intégrer le département des pompiers de la Police fédérale argentine. Cinq autres fonctionnaires participant à l'opération ont été grièvement blessés.

Alors que la façade du bâtiment menaçait de s'effondrer depuis plusieurs minutes, les pompiers tentaient d'ouvrir une porte métallique pour se rapprocher du foyer, selon les télévisions argentines. C'est alors que la façade de briques de sept mètres de haut s'est abattue sur les sauveteurs.

L'incendie s'est déclaré mercredi peu après 08h00 et a totalement détruit une section de l'entrepôt datant du XIXe siècle, où étaient stockées des archives bancaires, dans le quartier de Barracas. D'après le propriétaire des lieux, la société américaine Iron Mountain, il n'y avait personne dans le bâtiment qui a pris feu pour une raison inconnue.

D'après la BBC, des incendies ont déjà frappé des bâtiments de Iron Mountain, en 2006, au Canada et en Angleterre. Iron Mountain est une entreprise spécialisée dans le stockage de documents pour les entreprises, "les opérations de récupération après sinistre et de sauvegarde en ligne", "pour protéger les données des entreprises" et promet "un niveau de sécurité et de fiabilité inégalé en ce qui concerne les solutions de sauvegarde, d'après son site internet.

Grand retentissement

Le drame a eu un grand retentissement en Argentine et soulevé des interrogations. "Nous vivons une tragédie qui n'aurait pas dû avoir lieu. Nous sommes effondrés, en colère, on travaille pour trois fois rien et on risque notre vie. on ne peut pas continuer de travailler ainsi", a lâché un des secouristes à des journalistes.

Pour le secrétaire à la Sécurité Sergio Berni, l'effondrement "a pris tout le monde de cours". Le sort de la sous-inspectrice Anahi Garnica, jeune femme de 30 ans aux cheveux longs, a particulièrement touché les Argentins. "J'aime aller sur les incendies, aider les gens, sauver des vies, leurs objets, leurs animaux domestiques", confiait-elle l'an dernier au quotidien argentin "Pagina 12".

Le gouvernement argentin a déclaré deux jours de deuil national en hommage aux victimes.