Hong Kong: manifestations pour davantage de démocratie

A l'occasion du 16e anniversaire de la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine, des dizaines de milliers de manifestants réclament plus de démocratie à Hong Kong.

01 juil. 2013, 13:44
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté lundi à Hong Kong à l'occasion du 16e anniversaire de la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine. Ils réclament plus de démocratie et pour certains, la démission du chef de l'exécutif inféodé selon eux à Pékin.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté lundi à Hong Kong à l'occasion du 16e anniversaire de la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine. Ils réclament plus de démocratie et pour certains, la démission du chef de l'exécutif inféodé selon eux à Pékin.

Les militants pro-démocratie dénonçaient la mainmise croissante de la Chine populaire dans les affaires de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Sous le regard interloqué de nombreux touristes chinois, ils ont demandé la démission de Leung Chun-Ying, le chef du gouvernement local élu par un collège de grands électeurs dont une majorité est réputée pro-Pékin.

Des manifestants portaient des banderoles "La démocratie, maintenant" ou "A bas le Parti communiste chinois". D'autres distribuaient des petits drapeaux de l'époque coloniale, un phénomène récent qui agace fortement à Pékin. Quelques échauffourées ont opposé la police à une poignée d'opposants à M. Leung, dont un portrait a été brûlé.

Comme en 2012, les organisateurs avaient dit espérer plus de 400'000 participants. Mais il n'était guère plus de 50'000, selon les médias locaux, à marcher sous les trombes d'eau dues à la tempête tropicale Rumbia, entre le Victoria Park et le quartier des Affaires, Central, où siège le gouvernement.

"Peu importe le nombre de manifestants, nous écouterons humblement ce qu'ils ont à dire", avait assuré ce week-end le ministre du Développement Paul Chan.

Tôt lundi, c'est l'hymne national chinois qui a retenti pour accompagner le lever de drapeau organisé au centre de conventions de Hong Kong, sur le port, lors d'une cérémonie officielle.

Un tiers des Hongkongais fiers d'être Chinois

Selon une enquête annuelle publiée vendredi par l'Université de Hong Kong, seuls 33% des Hongkongais se disent fiers d'être Chinois, l'adhésion la plus faible depuis 1998.

Devenu le numéro 1 de l'exécutif hongkongais en 2012, Leung Chun-Ying s'était engagé à démocratiser la vie politique dans ce territoire de 7 millions d'habitants. Son mandat doit en principe aboutir à l'élection en 2017 pour la première fois du chef de l'exécutif au suffrage universel mais ses détracteurs affirme que les réformes tardent à être mises en oeuvre.

M. Leung a lui-même reconnu lundi au cours de la cérémonie de commémoration que cette réforme était "un chantier majeur" de son administration "conformément à ce que prévoit la loi fondamentale" de Hong Kong.

Les écarts se creusent

 

Aux revendications politiques se greffe un large éventail de doléances relatives à la situation sociale à Hong Kong, mégapole parmi les plus riches et chères au monde, où les écarts socio-économiques ne cessent de se creuser.