Haïti: le président Jovenel Moïse assassiné par un commando dans sa résidence privée

Le président haïtien Jovenel Moïse a été assassiné chez lui mercredi par un commando. La République dominicaine a décidé de fermer ses frontières. Cet événement menace de déstabiliser un peu plus ce pays pauvre et gangrené par la violence des gangs.

07 juil. 2021, 15:36
Venu du monde des affaires, Jovenel Moïse, 53 ans, avait été élu président en 2016 (archives).

L’île d’Hispaniola a été la scène d’un effroyable meurtre mercredi. Le président haïtien Jovenel Moïse, élu président en 2016, a été tué chez lui, à son domicile, par un commando, a annoncé Le Matin. Sa femme, présente au moment du crime, a été blessée dans l’attaque qui a eu lieu vers 1h locale (7h en Suisse) et a dû être hospitalisée.

 

 

Le Premier ministre par intérim Claude Joseph a déclaré que les tueurs parlaient anglais et espagnol. Il a également ajouté que la situation était sous contrôle. Les réactions internationales n’ont pas tardé. Toujours selon Le Matin, la Maison Blanche a qualifié mercredi de «terrible» et de «tragique» cet assassinat et s’est déclarée prête à apporter de l’aide à ce pays en crise. Le Premier ministre Boris Johnson, quant à lui, s’est dit choqué» par un «acte odieux» sur Twitter.

Pays en crise

La Républicaine dominicaine a ordonné la fermeture de ses frontières avec son voisin. Selon des témoins, les rues de la capitale Port-au-Prince étaient calmes mercredi matin, sans présence renforcée de la police ou des forces de sécurité.

 

 

Depuis début juin, des affrontements entre bandes rivales dans l’ouest de la capitale paralysent toute circulation entre la moitié sud du pays et Port-au-Prince. Des milliers d’habitants du quartier très pauvre de Martissant, disputé par les gangs ultra-violents, ont été contraints de fuir leur logement. Plusieurs fusillades ont également eu lieu, dans lesquelles des journalistes et des personnalités politiques ont perdu la vie.