G20: les Etats-Unis et la Chine d'accord pour relancer les négociations commerciales

La guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine pourrait bientôt se terminer. Samedi, en marge du G20, les présidents des deux pays se sont rencontrés et ont décidé de reprendre leurs négociations commerciales, interrompues en mai.
29 juin 2019, 08:05
Donald Trump a qualifié d'"excellente" sa rencontre au G20 avec le président chinois Xi Jinping, à droite sur la photo.

Donald Trump et Xi Jinping ont évité le pire en décrétant samedi une trêve dans leur guerre commerciale lors du sommet du G20 d'Osaka. La reprise du dialogue entre les deux premières économies mondiales n'est cependant assortie d'aucun calendrier.

"Nous avons eu une très bonne rencontre avec le président Xi, je dirais même excellente", a déclaré Donald Trump. Le président américain n'entend "pas ajouter" de tarifs douaniers sur les importations venant de Chine, ni en supprimer, "au moins pour le moment".

Selon lui, les négociations entre les deux pays vont donc reprendre. Elles avaient été brutalement interrompues en mai, et Washington a menacé ensuite d'imposer de nouvelles taxes à l'importation, qui auraient frappé la totalité des plus de 500 milliards de dollars de biens chinois achetés chaque année par les Etats-Unis.

 

 

Si cette perspective, propre à faire dérailler l'économie mondiale, semble s'éloigner pour l'instant, ni les Chinois ni les Américains n'ont donné de détails sur les conditions de la trêve, et encore moins de calendrier. En revanche, le président américain a évoqué un possible assouplissement des restrictions américaines contre le géant technologique chinois Huawei, un point très épineux du conflit commercial sino-américain.

Au précédent G20 de Buenos Aires, fin 2008, les deux hommes avaient joué plus ou moins la même partition. Ils s'étaient retrouvés pour un dîner et avaient gelé provisoirement la surenchère de droits de douanes. Les divergences sont profondes entre les Etats-Unis, qui veulent réduire leur gigantesque déficit commercial, et la Chine, qui ne veut pas brider ses ambitions technologiques.