Fusillade au tribunal de Milan: au moins trois morts

Au moins trois personnes ont été abattues dans une fusillade au tribunal de Milan ce jeudi matin. L'auteur a été arrêté.

09 avr. 2015, 16:15
Policemen run out of the tribunal building in Milan, Italy, after a shooting was reported inside a courtroom Thursday, April 9, 2015. (AP Photo/Luca Bruno)

Un homme poursuivi pour banqueroute frauduleuse a ouvert le feu jeudi matin au tribunal de Milan. Il a provoqué la mort d'au moins trois personnes, dont un juge qu'il a abattu dans son bureau. Il a ensuite pu prendre la fuite, avant d'être arrêté.

Dans des circonstances encore peu claires, l'homme a ouvert le feu dans la salle d'audience où il comparaissait au troisième étage du tribunal, avant de descendre au deuxième étage tuer le juge en charge des faillites dans son bureau.

Les deux autres victimes sont l'avocat du tireur présumé, ainsi qu'un homme dont le corps ne portait pas de trace de tirs, selon les secours, ce qui laissait plutôt envisager une crise cardiaque provoquée par la panique.

Certaines sources font état d'une quatrième victime, mais ce décès n'était pas confirmé. Les tirs ont aussi fait deux blessés, dont un était dans un état grave.

L'auteur présumé des tirs s'est enfui à moto, mais il a été arrêté à la mi-journée à Vimercate, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Milan. Il a été conduit à une caserne de carabiniers, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano.

"Un peu paranoïaque"

Agé de 57 ans, l'auteur présumé des tirs comparaissait pour la faillite en 2008 d'une agence immobilière dont il détenait 55% des parts, selon plusieurs agences de presse italiennes.

Un avocat, Valerio Maraniello, a raconté à l'AFP l'avoir défendu il y a deux ou trois ans. "Je l'ai assisté pour des problèmes de médiation immobilière pendant un an", a-t-il expliqué en évoquant un homme qui "présentait bien".

"Ce client était particulier, une personne agressive, un peu paranoïaque, il était toujours convaincu qu'on cherchait à l'avoir", a-t-il ajouté, précisant avoir cessé de le défendre parce que l'homme ne suivait pas ses conseils.