France: Wish, la plateforme de vente en ligne, va disparaître des moteurs de recherche

C'est une première en Europe. Le site de vente en ligne américain, spécialisé dans les articles à bas prix, va être déréférencé en France, tout comme son application. En cause notamment, la vente de produits dangereux pour les enfants et d'articles cancérigènes.
25 nov. 2021, 09:42
/ Màj. il y a 2 jours
Les services français de la répression des fraudes ont demandé le déréférencement de Wish.

Les services français de la répression des fraudes ont demandé le déréférencement de la plateforme de vente en ligne Wish. Cette mesure rare a été prise en raison de la présence de produits non-conformes et dangereux, a rapporté Le Parisien mercredi en citant Bercy.

Dans les prochains jours, le site et l’application Wish, qui revendent des produits bon marché principalement fabriqués en Chine, devraient donc disparaître des grands moteurs de recherche comme Google et des magasins d’application. L’accès au site sera en revanche toujours possible en tapant l’adresse directement.



Cette sanction intervient dans le cadre d’une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la sécurité des produits vendus sur les places de marché en ligne.

Sur 140 produits vendus sur Wish et analysés par la DGCCRF, un nombre important avait été identifié comme non-conformes. Ainsi, 90% des appareils électriques analysés étaient considérés comme dangereux, tout comme 62% des bijoux fantaisie et 45% des jouets.

Après avoir notifié la plateforme de la présence de ces produits illicites, la DGCCRF a constaté que, même une fois retirés, ils réapparaissaient souvent sous un autre nom.

Il n’y a pas de raison de tolérer en ligne ce que nous n’acceptons pas dans les commerces physiques.
Bruno Le Maire, ministre de l’Economie français

Elle a donc sommé Wish de se mettre en conformité et estime n’avoir depuis pas reçu de «réponse satisfaisante», d’où sa décision. La sanction devrait durer jusqu’à ce que Wish se remette en conformité avec la loi. «Il n’y a pas de raison de tolérer en ligne ce que nous n’acceptons pas dans les commerces physiques», a dit Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, au quotidien.