France: une femme de 102 ans soupçonnée du meurtre de sa voisine de chambre

Une femme âgée de 102 ans est soupçonnée d'avoir tué sa voisine de chambre dans une maison de retraite. La victime de 92 ans a été retrouvée morte, son décès étant, selon les conclusions des experts, dû à une asphyxie par strangulation. La centenaire a été pour l'heure, admise dans un établissement psychiatrique.

23 mai 2019, 19:35
La maison de retraite se situe à Chézy-sur-Marne, à une centaine de kilomètres au nord-est de Paris.

Une enquête a été ouverte après le meurtre samedi d'une nonagénaire dans une maison de retraite du nord de la France et sa voisine de chambre âgée de 102 ans, soupçonnée de l'avoir tuée, a-t-on appris auprès du parquet. La suspecte a été hospitalisée en psychiatrie,

La victime, une résidente de 92 ans, a été retrouvée samedi peu après minuit dans son lit, inanimée et le visage tuméfié, par une employée de l'établissement médicalisé, situé à Chézy-sur-Marne, à une centaine de kilomètres au nord-est de Paris. L'autopsie "a conclu à un décès consécutif à une asphyxie par strangulation et à des coups portés à la tête", a indiqué le procureur de Soissons Frédéric Trinh dans un communiqué mercredi soir.

"L'occupante de la chambre voisine, (...) âgée de 102 ans, s'était manifestée, en grand état d'agitation auprès de l'assistante médicale, à laquelle elle avait déclaré avoir 'tué quelqu'un'", a-t-il poursuivi. Transférée dans un centre hospitalier en raison de "son état de confusion et d'agitation", la centenaire "a été, après examen par un expert, admise dans un établissement psychiatrique".

Elle n'a donc "pas pu être entendue" par les enquêteurs mais "il n'y a pas d'arrêt des poursuites pour l'instant", a précisé M. Trinh à l'AFP. Une expertise psychiatrique doit être réalisée "afin de déterminer si cette dame est accessible à une sanction pénale ou irresponsable pénalement", a-t-il dit.