France: perchée sur une grue pour revoir sa petite-fille

"Rose, deux ans sans sa grand-mère." La banderole a flotté toute la journée de samedi au sommet d'une grue de Privas, dans le sud de la France. Arnachée sur l'engin, la grand-mère venue tout droit du Connecticut exigeait de pouvoir revoir sa petite-fille.

09 mars 2013, 17:30

A 70 ans, venue exprès du Connecticut, une grand-mère déterminée s'est perchée samedi en haut d'une grue à Privas, dans le sud de la France, pour demander à voir sa petite-fille. Elle est privée de visite depuis deux ans, son fils étant inculpé pour agression sexuelle sur la fillette.

April Reiss est restée une dizaine d'heures à 30 mètres au-dessus du sol avant de redescendre, une capuche sur la tête.

Elle avait déployé une banderole: "Rose, 2 ans sans sa grand-mère" et expliqué par téléphone et en anglais: "J'ai eu une décision de justice favorable pour voir Rose, ma petite-fille de 6 ans, mais sa mère m'en empêche".

Le procureur désapprouve

Le procureur de la République de Privas, Dominique Sénéchal, n'a pas trouvé cette action de bon goût et l'a qualifiéw de "manipulation". Il a rappelé que le fils de Mme Reiss et père de la petite Rose, résidant également dans la région, était inculpé pour agression sexuelle sur sa fille et sous contrôle judiciaire.

Le père était venu dans la matinée au pied de la grue, vêtu d'un T-shirt rose et chantant "quand est-ce que je te reverrai ma Rose" "Je n'ai pas vu ma fille depuis 900 jours", assurait-il. Il a rapidement quitté les lieux.

La grue, nouveau lieu de manifestation

Ces dernières semaines, les occupations de grues se sont multipliés, surtout par des pères en mal de contact avec leurs enfants. A la mi-février, un père divorcé a effectué un "séjour" de trois jours très médiatisé sur une grue à Nantes pour voir davantage ses enfants. Un autre père de famille s'était lui aussi hissé sur une grue quelques heures à Nantes à la mi-février.