France: l’assemblée nationale veut interdire la fessée

L’assemblée nationale française a voté une proposition de loi de portée largement symbolique visant à interdire les «fessées». Le texte a été adopté en première lecture par 51 voix contre 1 et trois abstentions.

30 nov. 2018, 07:48
Emmanuelle Ménard, a été seule à voter contre, dénonçant notamment une proposition venant "dépouiller les parents de leurs prérogatives".

L’assemblée nationale française a voté dans la nuit de jeudi à vendredi une proposition de loi de portée largement symbolique visant à interdire les «violences éducatives ordinaires», comme les fessées ou gifles. Le texte a été adopté en première lecture par 51 voix contre 1 et trois abstentions.

Il vise à inscrire dans le code civil, à l’article lu lors des mariages, que «l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques».

 

 

Soutenu par le gouvernement, le texte présenté par le MoDem a eu l’appui des élus LREM et des trois groupes de gauche. L’UDI-Agir, d’abord réticente, s’y est finalement ralliée, tandis que le groupe Libertés et Territoires s’est partagé entre votes pour et abstention.

 

 

LR s’est abstenu, Raphaël Schellenberger raillant un texte qui n’est «que symbole et communication». L’élue d’extrême droite, Emmanuelle Ménard, a été seule à voter contre, dénonçant notamment une proposition venant «dépouiller les parents de leurs prérogatives».