France: l'accès au Mont-Blanc sera désormais strictement encadré

En raison d'une surfréquentation et des problèmes de sécurité qui en découlent, l'accès au Mont-Blanc sera désormais strictement encadré. Les alpinistes voulant l'escalader par la voie normale ne pourront plus le faire sans une réservation dans un des refuges de l'itinéraire

31 mai 2019, 17:32
Le Mont-Blanc attire chaque année près de 25'000 alpinistes.

Les alpinistes voulant escalader le Mont-Blanc - le plus haut sommet de France - par la voie normale ne pourront désormais plus le faire sans une réservation dans un des refuges de l'itinéraire, selon un arrêté signé vendredi par les autorités régionales.

Le Mont-Blanc attire chaque année près de 25'000 alpinistes, entraînant "des phénomènes de surfréquentation des refuges, des problèmes de sécurité des pratiquants, et ponctuellement des incivilités et des atteintes à l'ordre public", avait constaté la préfecture de Haute-Savoie début avril.

 

 

Comme cette ascension par la voie normale "implique, pour une grande majorité d'ascensionnistes, au moins une nuit de repos sur l'itinéraire", le préfet, Pierre Lambert, a décidé d'encadrer très strictement cet hébergement.

Il a fait remarquer que la "surfréquentation des hébergements" ont entraîné des risques "sanitaires" et de sécurité, allant jusqu'à des menaces physiques contre un gardien de refuge.

A partir de samedi et jusqu'au 29 septembre, les alpinistes ne pourront plus accéder à l'itinéraire sans détenir une réservation à l'un de ses refuges.