France: enquête ouverte contre Penelope, la femme de François Fillon, dans l'affaire des emplois fictifs présumés

La campagne pour l'élection présidentielle française s'envenime. La justice a ouvert une enquête contre Penelope, la femme de François Fillon, candidat désigné des Républicains. "Le Canard Enchaîné" l'accuse d'avoir été payée pour plusieurs emplois fictifs sur une période de 8 ans. François Fillon a décrit ces accusations comme misogynes.

25 janv. 2017, 16:24
Penelope Fillon aurait notamment été payée comme assistante parlementaire sans réellement travailler.

La justice française a ouvert mercredi une enquête préliminaire sur l'épouse du candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon. Elle est accusée par le journal satirique Canard Enchaîné d'avoir touché des rémunérations pour des emplois présumés fictifs, notamment comme assistante parlementaire de son mari.

Le parquet national financier a confirmé mercredi après-midi avoir ouvert une enquête pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits.

Selon le quotidien Le Parisien, qui avait d'abord annoncé l'ouverture de l'enquête, les magistrats souhaitent vérifier si Penelope Fillon a fourni des prestations en échange de salaires versés pour des emplois d'assistante parlementaire et de collaboratrice au sein d'une revue.

 

 

Selon l'édition de mercredi du Canard Enchaîné, Penelope Fillon a été rémunérée huit ans comme attachée parlementaire par François Fillon, puis par son suppléant à l'Assemblée nationale. Elle a aussi été payée pendant 20 mois par "La Revue des deux mondes".

 

 

Selon l'hebdomadaire, qui dit n'avoir guère trouvé trace de ses activités, l'épouse du candidat à la présidentielle a perçu environ 500'000 euros bruts de salaires en huit ans sur l'enveloppe attribuée à son mari, alors député de la Sarthe, puis à son suppléant, Marc Joulaud, pour l'emploi de collaborateurs.

"Méprisant et misogyne"

"La séquence des boules puantes est ouverte", a réagi mercredi matin François Fillon. Il a refusé de commenter un article qu'il a jugé "méprisant et misogyne".

L'ancien premier ministre a par ailleurs demandé mercredi soir à être reçu "dans les plus brefs délais" par le PNF "pour rétablir la vérité". "Je ne peux que m’étonner que des faits aussi anciens et légaux fassent l’objet d’une telle campagne, à trois mois du premier tour de l’élection présidentielle", a-t-il ajouté