France: des faux clowns terrorisent des passants dans le Pas-de-Calais

Le phénomène des faux clowns qui terrorisent des passants au hasard prend de l'ampleur dans le nord de la France. Un jeune homme a été condamné à 6 mois de prison avec sursis ce lundi. Mais ils sont désormais nombreux à chercher à l'imiter.

20 oct. 2014, 19:28
Les mauvais plaisantins s'inspirent des clowns maléfiques des films d'horreur, comme "Ça" de Stephen King.

Un homme déguisé en clown qui terrorisait des passants en brandissant une arme factice a été condamné lundi à six mois de prison avec sursis dans le nord de la France. Le phénomène inquiète les autorités surtout depuis qu'une multiplication de faux clowns sème la panique dans cette région.

L'homme, un apprenti de 19 ans, avait été arrêté vendredi soir à Douvrin, dans le département du Pas-de-Calais, après avoir poursuivi un groupe d'adolescents en brandissant un bâton ressemblant à un long couteau. Il a été jugé pour violences avec armes.

L'apparition de faux clowns a pris de l'ampleur la semaine dernière dans toute la région, a expliqué le directeur de la sécurité publique du Nord, Didier Perroudon, lors d'une conférence de presse. Pour lui, il s'agirait "d'une mauvaise plaisanterie qui a démarré sur les réseaux sociaux".

Les auteurs, munis d'armes factices, se postent à la sortie des établissements scolaires, mais aussi sur la voie publique ou dans les squares, en faisant brusquement irruption devant les passants. "Leurs cibles sont souvent des jeunes enfants ou des adolescents, mais aussi des adultes", a expliqué lundi une source policière.

Inspirés du cinéma gore

Vendredi à Carvin, toujours dans le Pas-de-Calais, un enfant est rentré chez lui en pleurs après s'être fait poursuivre par deux clowns, persuadé qu'ils avaient voulu l'enlever.

Pour la seule journée de vendredi dernier, une quarantaine de faux clowns ont été signalés aux autorités. Les auteurs de ces farces s'inspirent de films "gore" américains, selon la police française.

"On ne déplore pas actuellement de phénomènes graves", a précisé Didier Perroudon, "mais c'est quelque chose que nous prenons très au sérieux" car le phénomène "peut aussi permettre à une véritable délinquance de se cacher". Un homme a ainsi été arrêté alors qu'il tentait d'extorquer à sa victime un billet de 5 euros