France: 6 mois de prison ferme pour l'agresseur d'une jeune femme giflée dans la rue à Paris

Une femme de 22 ans avait été frappée dans la rue à Paris. Elle avait rejeté les remarques de son agresseur. Ce dernier a été condamné à 6 mois de prison ferme.

04 oct. 2018, 21:18
Les images de l'agression avaient suscité l'indignation sur fond de débat sur le harcèlement de rue.

Les images de l'agression avaient suscité l'indignation sur fond de débat sur le harcèlement de rue: l'homme qui avait giflé fin juillet à Paris une étudiante de 22 ans qui avait rejeté ses remarques sexuelles a été condamné jeudi à six mois de prison ferme.

Le prévenu, qui devra également verser 2000 euros à sa victime, n'aura quitté sa prison que pour le procès: le tribunal a ordonné son maintien en détention après l'avoir condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis, avec mise à l'épreuve de trois ans. Il a de plus prononcé une obligation de soin et l'interdiction d'entrer en contact avec la plaignante, Marie Laguerre.

 

 

L'homme de 25 ans devra également suivre un stage de sensibilisation contre les violences au sein du couple et les violences sexistes. "Ce qui m'apporte le plus de satisfaction, c'est l'obligation (pour l'agresseur) de suivre ce stage", a réagi Marie Laguerre, se félicitant d'une peine "équilibrée". Le parquet avait requis 18 mois de prison, dont six avec sursis.

Déjà neuf condamnations

L'affaire avait éclaté fin juillet lorsque Marie Laguerre avait publié sur Facebook un billet racontant son agression devant un bar, images de vidéosurveillance à l'appui. Elle y accusait l'homme jugé jeudi de lui avoir adressé des bruits et remarques à connotation sexuelle.

"J'ai donc lâché un 'ta gueule' en traçant ma route. Car je ne tolère pas ce genre de comportement", écrivait-elle. L'homme lui avait alors jeté un cendrier, avant de la gifler violemment devant des témoins, en pleine journée. Les images ont fait le tour du monde et Marie Laguerre a été interviewée par des médias américains, australiens ou japonais.

Sans domicile fixe, le prévenu avait déjà neuf condamnations à son casier judiciaire et a fait de la prison pour proxénétisme et des violences contre sa mère. Mais il se défend d'être violent ou impulsif. En août, il avait été hospitalisé 22 jours sous contrainte en psychiatrie. Le tribunal avait donc demandé une expertise psychiatrique, mais il aurait refusé de s'y soumettre.