France: 109 gardes à vue après les violences du 1er mai à Paris

La fête du travail, célébrée le 1er mai, a été mouvementée à Paris. Quelque 283 personnes ont été interpellées. Mardi soir, la police avait fait état de 31 commerces dégradés dont deux incendiés, six véhicules brûlés et dix autres dégradés.

02 mai 2018, 09:53
La police française a interpellé 283 personnes en marge de la manifestation du 1er Mai à Paris.

La police française a interpellé 283 personnes en marge de la manifestation du 1er Mai à Paris, qui a été émaillée de violences et de dégradations. Cent neuf d'entre elles étaient en garde à vue mardi, selon la préfecture de police de Paris.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a rejeté la polémique naissante sur la réaction des forces de sécurité et l'étendue des dégâts. Il a souligné que les quelque 1200 militants "Black blocs" à l'origine des incidents s'étaient mêlés à un "pré-cortège" de 14'500 manifestants et que charger aurait provoqué des blessés.

 

 

Selon lui, la préfecture de police s'attendait à la venue de "500 à 600" militants radicaux et que le double avait convergé à Paris. "Il y a un mouvement qui est puissant", "nous allons nous adapter", a déclaré Gérard Collomb.

Violence en hausse

Le ministre de l'Intérieur a promis sur France 2 "encore plus de forces de l'ordre" lors des prochaines manifestations, "avec la volonté cette fois-ci de séparer totalement les manifestants de ceux qui veulent casser".

"On a affaire à une violence qui monte dans les propos, dans les appels", a-t-il dit, s'indignant notamment d'un appel à la manifestation pour le 1er mai lancé sur les réseaux sociaux, intitulé "une journée en enfer" et illustré d'une "image de policiers qui prennent feu".

 

 

Selon la préfecture de police, les militants "black blocs" ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre et causé des dégradations, perturbant le défilé parisien des syndicats. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et de lanceurs d'eau, ce qui a permis de disperser les casseurs.

 

 

Mardi soir, la police avait fait état de 31 commerces dégradés dont deux incendiés, six véhicules brûlés et dix autres dégradés. Quatre personnes ont été blessées légèrement, dont un CRS qui a reçu un pavé dans le dos.

En visite en Australie, le président Emmanuel Macron a "condamné avec la plus grande fermeté" ces violences. "Le 1er mai est la journée des travailleurs, pas la journée des casseurs", a-t-il déclaré.