Explosion de wagons en Belgique: les habitants réintègrent leur domicile

Après l'explosion de wagons contenant des produits toxiques qui a fait un mort et 93 blessés samedi en Belgique, les riverains évacués ont commencé à réintégrer leur domicile lundi.

07 mai 2013, 07:13
epa03686977 Part of a freight train is seen after an explosion on railway tracks near Schellebelle, northern Belgium early 4 May 2013  when a chemical freight train exploded. The train contained chemical products and emergency services evacuated 250 residents near the place of the crash.  EPA/OLIVIER HOSLET

Les habitants évacués après l'explosion de wagons contenant des produits chimiques dangereux près de Gand, au nord de la Belgique, ont commencé à réintégrer leur domicile lundi. Le bilan actualisé fait état d'un tué et de 93 personnes intoxiquées.

Le commissaire européen aux Transports Siim Kallas s'est dit lundi "préoccupé" par cet accident en raison des dégagements de gaz toxiques.

Le bilan est passé d'un tué et 49 personnes hospitalisées dimanche à un tué et 93 personnes hospitalisées "car des personnes se sont présentées individuellement à un poste médical ou à un hôpital après avoir inhalé de la fumée", a expliqué la porte-parole de la province, Jessie Beurms.

Trois des victimes étaient toujours en soins intensifs lundi après-midi, mais dans un état stable, a ajouté la porte-parole. Un homme de 64 ans est décédé. L'autopsie a montré qu'il avait été asphyxié par les émanations toxiques.

Evacués récemment

Près de 500 personnes ont été évacuées. Les premiers retours ont commencé vers 14 heures mais ne sont autorisés qu'après vérification de chaque habitation, afin de détecter si les gaz toxiques se sont bien dissipés. Au total, 99 personnes hébergées dans une école ont pu regagner leur domicile.

L'accident a eu lieu samedi matin vers 2 heures entre les localités de Bescherelle et Wetteren, dans le nord de la Belgique. Six des treize wagons du train ont déraillé et deux se sont couchés. Le choc a provoqué une explosion, puis une lame de flammes s'est propagée sur plusieurs centaines de mètres.

Le feu a pris dans trois citernes transportant de l'acrylonitrile, un produit chimique liquide inflammable et toxique. Le conducteur a reconnu qu'il roulait plus vite que la vitesse imposée lorsqu'il a engagé son train dans un aiguillage après une zone de travaux.

Deux pollutions ont été combattues : un nuage de fumées toxiques provoqué par l'incendie des wagons-citernes et une infiltration de produits chimiques dans les égouts où la substance a provoqué une réaction avec un dégagement de gaz toxiques.

Demande

Des partis ont réclamé lundi que soient réexaminées les procédures concernant le transport par rail de produits dangereux, ainsi que la coordination des services de secours en cas de catastrophe.

L'eau utilisée par les pompiers pour maîtriser l'incendie des wagons a en effet provoqué des réactions chimiques à l'origine des intoxications et pollué le fleuve Escaut, où le pompage des eaux contaminées était toujours en cours lundi.

"Nous ferons en sorte que toutes les conclusions nécessitant une action au niveau européen seront rapidement suivies d'effets", a assuré le commissaire Siim Kallas.