États-Unis: Trump confirme vouloir retirer les troupes américaines de Syrie et d’Afghanistan

Envers et contre tous, Donald Trump a décidé de confirmer le retrait des troupes américaines de Syrie et d’Afghanistan. Le président américain s’est montré optimiste dans un entretien diffusé par la chaîne CBS.
03 févr. 2019, 21:19
Trump a affirmé que les 2000 soldats déployés en Syrie étaient "en train de commencer" à quitter le pays.

Malgré les critiques des alliés des Etats-Unis et de son propre camp républicain, Donald Trump a confirmé vouloir retirer les troupes américaines de Syrie et d’Afghanistan. Il est toutefois resté très vague sur le calendrier et les modalités du départ.

Après plus de 17 années de guerre en Afghanistan, Washington a entamé l’été dernier des négociations directes avec les talibans. Ce processus de paix inédit a permis, selon l’émissaire américain Zalmay Khalilzad, «des progrès significatifs sur deux questions vitales: la lutte contre le terrorisme et le retrait des troupes».

Alors que les tractations doivent reprendre prochainement au Qatar, le président des Etats-Unis s’est montré prudemment optimiste dans un entretien diffusé dimanche par la chaîne CBS.

 

 

Louvoiements

Le milliardaire républicain a fait campagne sur un retrait d’Afghanistan avant de se résigner, une fois dans le Bureau ovale, à mettre sa promesse entre parenthèses, acceptant même initialement d’envoyer des renforts sur place.

Mais fin 2018, sa décision de sonner le retrait de la moitié des 14’000 soldats américains a filtré. Donald Trump a expliqué sur CBS qu’il pourrait à terme ne laisser que des hommes «du renseignement» en Afghanistan.

Le locataire de la Maison Blanche persiste et signe donc, maintenant qu’il n’est plus entouré de son équipe de politique étrangère initiale et notamment de son ex-ministre de la Défense Jim Mattis, qui ont tenté de freiner ses envies de retrait.

 

 

Retrait de Syrie engagé

Donald Trump a en effet également affirmé que les 2000 soldats déployés en Syrie contre le groupe Etat islamique (EI) étaient «en train de commencer» à quitter le pays conformément à sa décision controversée annoncée en décembre.

«Dès que nous aurons reconquis ce qui reste du 'califat', de leur territoire, ils vont rejoindre notre base en Irak, et enfin ils rentreront à la maison.»

«Nous sommes actuellement à 99%» du territoire jadis contrôlé par l’EI récupéré, «nous allons bientôt annoncer 100% du califat», a assuré Donald Trump, qui devrait faire cette proclamation mardi lors de son discours annuel sur l’état de l’Union.