Etats-Unis: "très très bonne rencontre" entre Donald Trump et le chef de la diplomatie russe

Le courant a très bien passé ce mercredi entre Donald Trump, président des Etats-Unis et Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe. Ce dernier a été reçu dans le bureau ovale, à la Maison Blanche où des sujets tels que l'Ukraine ou encore le conflit syrien ont été évoqués.

10 mai 2017, 19:18
M. Trump espère une bonne collaboration avec la Russie.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a évoqué mercredi une "très très bonne rencontre" après avoir reçu à la Maison Blanche le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. Il a appelé ce dernier à "contenir" le régime syrien et l'Iran.

Cet entretien était le premier de M. Trump avec un haut responsable russe, alors que les relations entre les deux puissances sont exécrables et que le climat politique à Washington est explosif. Il est rare qu'un ministre des Affaires étrangères, ou un officiel qui n'est pas un chef d'Etat ou de gouvernement, soit reçu par le président américain dans le Bureau ovale.

"Je pense que nous allons faire de très bonnes choses sur la Syrie, les choses bougent, c'est très positif", a déclaré M. Trump à l'issue de cette rencontre, une fois M. Lavrov parti. "Nous avons eu une très très bonne rencontre avec (M.) Lavrov", a-t-il ajouté, en présence de l'ex-secrétaire d'Etat Henry Kissinger, 93 ans.

 

 

"Travailler ensemble"

Donald Trump a appelé M. Lavrov à "contenir" le régime syrien de Bachar al-Assad, l'Iran et les groupes soutenus par Téhéran. Il a "souligné la nécessité de travailler ensemble pour mettre un terme au conflit en Syrie", selon un communiqué de la Maison Blanche publié après cet entretien. M. Trump a également évoqué l'Ukraine, en exprimant la volonté de son administration de "rester engagée dans la résolution du conflit".

Lors d'une conférence de presse peu après la rencontre, M. Lavrov a de son côté estimé que M. Trump était favorable à des relations "pragmatiques" et "mutuellement avantageuses" avec la Russie. Les accusations d'ingérence dans la politique intérieure des Etats-Unis visant la Russie relèvent elles "de la fiction", a affirmé M. Lavrov.

"En ce qui concerne les discussions et le tapage concernant nos relations et concernant cette fiction selon laquelle nous dirigeons la politique intérieure (des Etats-Unis), bien entendu nous observons ce contexte absolument anormal dans lequel nos relations se développent", a-t-il déclaré M. Lavrov à Washington.

"Il a été viré?"

Ces entrevues américano-russes surviennent au lendemain du limogeage choc du patron du FBI James Comey, dont les services enquêtent sur une éventuelle collusion entre l'entourage de Donald Trump et la Russie durant la campagne présidentielle de 2016.

Cette affaire pèse-t-elle sur les entretiens, a demandé la presse à un Sergueï Lavrov souvent ironique: "Il a été viré? Vous plaisantez, vous plaisantez", a-t-il répondu.

Le ministre russe s'est également entretenu avec son homologue américain. Il avait déjà vu deux fois en trois mois Rex Tillerson, en Allemagne et à Moscou dans une ambiance glaciale. Il n'était pas revenu à Washington depuis août 2013. A l'époque, il s'agissait déjà, avec le secrétaire d'Etat d'alors John Kerry, de tenter d'arrêter la guerre en Syrie.