Etats-Unis: sans le "shutdown" de 95-96, pas d'affaire Monica Lewinsky

L'administration fédérale américaine est paralysée depuis jeudi. Un même scénario s'était réalisé en 1995-1996. Il allait déboucher sur l'affaire Monica Lewinsky.

01 oct. 2013, 15:35
The cover of the August 10, 1998 issue of Newsweek magazine shows President Clinton and Monica Lewinsky at an October 1996 fundraiser in Washington D.C. With pressure growing for President Clinton to explain his relationship with  Lewinsky, the White House Monday, Aug. 3, 1998, decided to go to the Supreme Court seeking to block testimony by presidential confidant Bruce Lindsey. (AP Photo/Newsweek)

"Sans ce "shutdown", elle n’aurait jamais échangé plus qu’une poignée de mains avec le président", affirme Seth Masket, un ancien employé de la Maison Blanche, dans Pacific Standard, une information relayée jeudi par le site slate.fr. Elle, c'est Monica Lewinski, le président, Bill Clinton.

Lors de la dernière fermeture provisoire gouvernementale ("shutdown") en 95-96, l'équipe du président Clinton passe de 430 à 90 employés. La Maison Blanche n'abrite alors plus que quelques personnes à haute responsabilité et des stagiaires. "Soudainement, les stagiaires, qui remplissaient d’habitude des tâches de bas niveau liées au café et à la photocopieuse, se sont vues placées dans des positions d’autorité considérable, et ont eu accès à des lieux et à des personnes auxquels elles n’avaient pas accès auparavant," explique Seth Masket.

Monica Lewinsky a alors l’opportunité de rencontrer Bill Clinton. C'est le début d'une love story qui allait devenir le "Monicagate".

En 1998, Bill Clinton admet publiquement avoir eu "une relation inappropriée" avec Monica Lewinsky

Ce jeudi, l'administration fédérale américaine est à nouveau contrainte de cesser ses activités. 800'000 personnes se retrouvent en congés forcés, les stagiaires y compris, comme l'a annoncé lundi le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney, selon slate.fr.