Etats-Unis: les ressources en eaux de surfaces réduites de 10% dans le sud-ouest

Encore sous les effets de la pire sécheresse depuis plus de 50 ans, le sud-ouest des Etats-Unis verra certes l'augmentation des précipitations au nord de la Californie. Mais l'augmentation de l'évaporation due au réchauffement devrait surpasser ces gains.
06 août 2015, 15:25
Dans le sud-ouest des Etats-Unis, les eaux de surface pourraient diminuer de 10% sur la période 2021-2040 par rapport à la 2e moitié du 20e siècle. C'est un déclin très significatif compte tenu de la pression sur le fleuve Colorado pour les usages agricoles et des ménages (photo).

Les régions du sud-ouest des Etats-Unis, encore sous le choc de la pire sécheresse qu'a connue le pays depuis plus de 50 ans, pourrait voir leurs ressources en eaux de surface réduites de 10% d'ici une décennie à cause du réchauffement climatique. Une étude américaine publiée dans "Nature Climate Change" avance cette observation.

Selon les chercheurs, les précipitations devraient augmenter sur le nord de la Californie en hiver et dans le bassin d'alimentation du fleuve Colorado. Mais l'augmentation de l'évaporation due au réchauffement devrait surpasser ces gains.

Le Texas, selon les simulations météorologiques des chercheurs américains, devrait même perdre sur les deux tableaux, avec une diminution des précipitations et une augmentation de l'évaporation.

Globalement, dans le sud-ouest des Etats-Unis, les eaux de surface pourraient diminuer de 10% sur la période 2021-2040 par rapport à la 2e moitié du 20e siècle, a indiqué l'un des auteurs de l'étude, Richard Seager, chercheur à l'Université de Colombia, à New York.

"C'est un déclin très significatif compte tenu de la pression sur le fleuve Colorado" pour les usages agricoles et des ménages, a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont connu l'été dernier leur pire sécheresse depuis 56 ans, avait indiqué en juillet l'agence météorologique américaine. Juillet 2012 a été le plus chaud mois de juillet jamais enregistré dans le pays depuis le début des relevés météorologiques en 1895. Cette sécheresse avait entraîné une flambée des prix alimentaires mondiaux.