Etat islamique: la famille de l'otage américaine ne croit pas en sa mort

L'Etat islamique a annoncé vendredi que l'otage américaine, Kayla Jean Mueller, avait été tuée dans une frappe jordanienne en Syrie. Ses parents n'y croient pas et ont adressé un message aux ravisseurs.

07 févr. 2015, 09:33
kayla

Les parents d'une otage américaine, qui aurait été tuée selon le groupe Etat islamique (EI) lors d'un raid de la coalition internationale en Syrie, ont dit être "pleins d'espoir" qu'elle est toujours en vie. Ils ont appelé ses ravisseurs à prendre contact avec eux.

Dans un communiqué publié vendredi sur des sites djihadistes, l'EI a annoncé que l'otage, Kayla Jean Mueller, une employée d'ONG de 26 ans, avait été tuée dans une frappe jordanienne à Raqa, principal bastion de l'EI en Syrie. Une information non confirmée par Washington qui a assuré n'avoir pas de "signe tangible" de sa mort.

"Cette nouvelle nous préoccupe mais nous restons pleins d'espoir que Kayla soit vivante. Nous vous avons envoyé un message privé et vous demandons de nous répondre en privé", ont réagi tard vendredi soir Carl et Marsha Mueller, dans un communiqué publié sur NBC News. Ils précisent avoir été en contact avec les ravisseurs par le passé.

"Vous nous avez dit que vous traitiez Kayla en invitée. En tant qu'invitée, sa sécurité et son bien-être sont de votre responsabilité", ont ajouté les parents de la jeune femme, enlevée par le groupe EI à Alep en Syrie en août 2013.

Dans le titre de son communiqué, l'EI mentionne que l'aviation "jordanienne" a tué l'otage américaine. Le texte en impute la responsabilité à une frappe de la "coalition", référence à l'alliance anti-djihadiste menée par Washington depuis septembre.

Au moins 30 morts

L'armée jordanienne s'est contentée d'indiquer que ses avions avaient effectué des raids contre l'EI vendredi et "détruit des positions (...) de cette organisation terroriste". Amman a promis d'"éradiquer" l'Etat islamique après l'exécution d'un de ses pilotes, fait prisonnier et brûlé vif, selon une vidéo diffusée mardi.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des frappes menées vendredi dans le nord de la Syrie par la coalition ont coûté la vie à "au moins 30 djihadistes, mais certainement plus". Cette ONG basée à Londres, dispose d'un large réseau de sources civiles, militaires et médicales en Syrie.