Espionnage: Obama doit "cesser de s'excuser" selon les parlementaires américains

Les parlementaires américains prennent la défense de l'Agence de sécurité américaine (NSA).
28 oct. 2013, 07:05
Le chef de la NSA aurait informé Barack Obama d'une opération d'écoute des communications d'Angela Merkel dès 2010.

Les révélations, relayées par la presse dominicale allemande, selon lesquelles le président américain Barack Obama savait depuis 2010 que la chancelière allemande Angela Merkel était sur écoute, ont suscité de vives réactions aux Etats-Unis. Des parlementaires sont montés au créneau pour défendre l'Agence de sécurité américaine (NSA).

Pour le représentant Peter King, qui préside la sous-commission de la Chambre sur le contre-terrorisme et le renseignement, Barack Obama devrait "cesser de s'excuser". M. King a ajouté dimanche que les activités de la NSA avaient en réalité sauvé "des milliers" de vies.

Le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants Mike Rogers a, lui, estimé sur la chaîne de télévision CNN que "la plus grande nouvelle aurait été (...) que les services de renseignements américains ne tentent pas de collecter des informations qui protègent des citoyens américains à la fois à l'étranger et dans le pays".

Le "Wall Street Journal" a pour sa part annoncé dimanche que la NSA avait mis fin au programme concernant la chancelière allemande après la découverte de l'opération à la faveur d'une enquête de l'administration Obama qui a commencé cet été.

Le journal allemand "Bild am Sonntag" a cité dimanche des sources des services secrets américains selon lesquelles le chef de la NSA, Keith Alexander, avait informé Barack Obama d'une opération d'écoute des communications d'Angela Merkel dès 2010. "Obama n'a pas mis fin à cette opération et l'a au contraire laissée se poursuivre", d'après un haut responsable des services de la NSA.

Délégation lundi à Washington

Mais dans un communiqué, la NSA a démenti ces informations. La Maison Blanche a de son côté expliqué qu'elle n'enregistrait pas les appels téléphoniques de Mme Merkel et ne le ferait pas à l'avenir, refusant de dire si l'Amérique l'avait espionnée par le passé.

Le Parlement européen doit envoyer ce lundi à Washington une délégation de neuf élus pour recueillir la réponse des autorités américaines aux allégations d'espionnage de citoyens et de gouvernements européens par la NSA. L'Allemagne a fait savoir qu'elle enverrait sa propre délégation aux Etats-Unis.