Ebola: un deuxième soignant de l'hôpital de Dallas atteint par le virus

Une nouvelle personne a été affectée par le virus Ebola à l'hôpital de Dallas au Texas. Ce membre du personnel soignant s'était occupé du patient libérien mort de la fièvre hémorragique la semaine passée dans l'établissement américain.
07 août 2015, 14:20
Un deuxième membre du personnel de l'hôpital de Dallas est atteint par le virus d'Ebola, ont indiqué les autorités sanitaires mercredi. La personne malade s'est occupée du patient libérien mort de la fièvre hémorragique la semaine passée dans cet hôpital.

Un deuxième membre du personnel de l'hôpital de Dallas est atteint par le virus d'Ebola, ont indiqué les autorités sanitaires mercredi. La personne malade s'est occupée du patient libérien mort de la fièvre hémorragique la semaine passée dans cet hôpital.

Cette personne a dit souffrir de fièvre mardi et a aussitôt été placé à l'isolement, précise le département texan de la Santé. "Des responsables (...) ont interrogé le dernier patient pour identifier rapidement les gens avec qui il a été en contact ou les expositions potentielles et ces personnes vont être placées en observation", ajoute-t-il.

La première soignante contaminée, Nina Pham, 26 ans (dont la fonction exacte au sein du corps médical n'a pas été précisée), a affirmé se sentir bien, selon un communiqué rendu public mardi par l'hôpital.

Pas de protocole

Quelques heures avant l'annonce du deuxième cas de contamination, un syndicat d'infirmières a affirmé que cet hôpital n'avait pas fourni au personnel de protocole pour traiter les patients touchés par le virus.

Le syndicat, qui se base sur des témoignages du personnel, répond ainsi au directeur des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Tom Frieden. Celui-ci avait émis l'hypothèse d'un manquement aux procédures pour expliquer la contamination de la soignante.

Matières hautement contagieuses

Ni lorsqu'il a été admis aux urgences, ni lorsqu'il a été pris en charge ensuite par l'hôpital, les infirmières ne disposaient de consignes spécifiques pour traiter le patient libérien, décédé la semaine passée, a expliqué la présidente du Syndicat national des infirmières, Roseann DeMoro.

Alors que le malade vomissait et était atteint de diarrhées, aucune indication n'a été donnée aux infirmières sur la manière de nettoyer ces matières hautement contagieuses, pas plus que de se débarrasser des serviettes souillées, a détaillé Mme DeMoro.

Tubes pneumatiques contaminés

De plus, les échantillons provenant du malade qui ont été analysés au laboratoire de l'hôpital n'ont été l'objet d'aucune procédure particulière, a ajouté la co-présidente du syndicat, Deborah Burger.

Ces échantillons "n'ont pas été scellés de façon spécifique ni remis à la main". Ils ont été envoyés par le système de tubes pneumatiques de l'hôpital, qui désormais "risque d'être entièrement contaminé", a dénoncé Mme Burger.

Les membres du personnel de l'hôpital qui ont témoigné ont requis l'anonymat par peur de sanction, a indiqué le syndicat.