Droits humains: la nomination de Gina Haspel à la tête de la CIA alarme l'Organisation mondiale contre la torture

Mercredi, à Genève, l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) a exprimé son inquiétude quant à la nomination de Gina Haspel, une femme accusée de torture, à la tête de la CIA.
14 mars 2018, 18:53
Gina Haspel aurait détruit des preuves de torture durant des investigations et elle est accusée d'avoir été impliquée dans les prisons secrètes controversées de la CIA.

La torture "devrait faire l'objet de procès et non être portée à la tête de la CIA". L'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) s'est dite mercredi à Genève "alarmée" par la désignation de Gina Haspel comme directrice de l'agence de renseignement américaine.

"La nomination d'une personne contre laquelle il y a des indications sérieuses d'une responsabilité dans des crimes internationaux graves, dont la torture et la disparition forcée, est vraiment choquante", affirme le secrétaire général Gerald Staberock. Gina Haspel est accusée d'avoir été impliquée dans les prisons secrètes controversées de la CIA.

 

 

Elle aurait également détruit des preuves de torture durant des investigations. Cette désignation, qui doit toutefois être confirmée par le sénat américain, constitue "un message alarmant pour ceux qui sont préoccupés" par un possible recours à la torture par les Etats-Unis, selon le responsable de l'OMCT. Il appelle notamment les alliés de ce pays à ne pas collaborer avec le renseignement américain si celui-ci décide de mauvais traitements.

L'année dernière, le rapporteur spécial de l'ONU contre la torture, le Suisse Nils Melzer, avait condamné les déclarations de Donald Trump sur l'utilité de la simulation de noyade. Il s'était dit inquiet d'une éventuelle réouverture de prisons secrètes par les autorités de cet Etat.