Doris Leuthard doit devenir la "patronne du climat", réclame une pétition

A l'occasion du Sommet de l'ONU sur le climat qui se tient à New York, une pétition a été adressée mardi à Doris Leuthard. Elle demande à la cheffe de l'Environnement de fixer pour la Suisse des objectifs contraignants dans la lutte contre le réchauffement.

23 sept. 2014, 14:23
Lundi à Berne, les Verts ont organisé une action pour attirer l'attention sur le sommet spécial de l'ONU auquel participe mardi Doris Leuthard à New York.

La Suisse devrait se fixer des objectifs contraignants dans la lutte contre le réchauffement, notamment celui de couvrir ses besoins énergétiques avec des ressources renouvelables d'ici à 2050. Une pétition en ce sens a été adressée à Doris Leuthard mardi, à l'occasion du Sommet de l'ONU sur le climat qui se tient à New York.

Le cheffe du Département fédéral de l'Environnement, des Transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) y représente la Suisse. Une cinquantaine d'organisations, réunies au sein de l'Alliance climatique, demandent à la conseillère fédérale de devenir la "patronne du climat".

Doris Leuthard "a une position forte au gouvernement, est appréciée de la population et pratiquement tous les dossiers concernant le climat sont sous sa responsabilité", fait valoir le coordinateur Patrick Hofstetter dans un communiqué.

L'Alliance climatique réclame du Conseil fédéral qu'il s'engage davantage à combattre les causes et les conséquences du réchauffement climatique. Concrètement, l'approvisionnement énergétique de la Suisse doit être "entièrement basé sur des ressources renouvelables d'ici à 2050". Il s'agit de fixer des objectifs contraignants.

Soutenir les pays en développement

Jusqu'à présent, la Suisse a "tout juste" réussi à stabiliser ses émissions de CO2 au niveau de 1990, soulignent les pétitionnaires. Et Berne a ignoré au printemps les recommandations du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), en visant une réduction de 20% des émissions d'ici à 2020, "ce qui est largement insuffisant".

L'Alliance climatique demande aussi au gouvernement de soutenir financièrement les pays en voie de développement. "Ceux-ci n'ont qu'une responsabilité limitée dans le réchauffement climatique, mais ils en subissent largement les conséquences", rappelle la pétition, qui invoque une "justice climatique".

Plus de 50 organisations actives dans la protection de l'environnement, la coopération internationale, la politique, la religion et la lutte syndicale composent l'Alliance climatique.