Des affrontements entre groupes armés font au moins 16 morts en Centrafrique

Depuis mercredi, des affrontements entre groupes armés ont fait au moins 16 victimes, sans compter les blessés, à Bambari dans le centre-est de la Centrafrique.

02 oct. 2014, 14:42
Au moins 80 personnes sont portées disparues en Centrafrique après le naufrage d'une embarcation le 11 septembre dans la rivière M'poko, au sud de Bangui,

Au moins 16 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des affrontements entre groupes armés qui ont éclaté à Bambari, dans le centre-est de la République centrafricaine. L'ex-rébellion Séléka avait installé en juin son état-major dans cette ville.

Selon la source, "de violents affrontements ont éclaté mercredi et se poursuivaient jeudi à Bambari entre des hommes armés se réclamant des anti-balaka (miliciens majoritairement chrétiens, ndlr) et des Peuls et musulmans armés", a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie locale.

"Le bilan provisoire est de 16 morts et plusieurs blessés. Il pourrait bien s'alourdir compte tenu de la violence des affrontements", a-t-elle ajouté.

"Les forces internationales, Sangaris et Minusca (forces françaises et onusiennes, ndlr), ainsi que les éléments des forces de défense nationales, gendarmerie et police, s'activent à ramener le calme dans la cité. De nombreux habitants ont encore fui pour se réfugier à l'église catholique, attendant de voir si la situation va redevenir normale", a ajouté la source.

Plus de 100 morts

Bambari a été en juin et juillet le théâtre de violents affrontements. Les heurts ont fait plus de 100 morts et au moins 200 blessés, pour la plupart des civils, ainsi que plusieurs dizaines de milliers de déplacés. Ils opposaient les anti-balaka aux hommes de la Séléka et à des civils musulmans armés, puis plusieurs factions de l'ancienne rébellion entre elles.

Des violences similaires ont éclaté fin août à Ngakobo, à une trentaine de kilomètres de Bambari, faisant 11 morts lors d'une attaque d'un campement de Peuls armés par des anti-balaka. Et un adjoint au maire de Ngakobo a été froidement abattu la semaine dernière par des hommes armés circulant en moto. L'état-major de la Séléka a démenti toute implication dans cet assassinat.