Des affrontements à Tunis ce mardi font au moins huit morts

Les forces de l'ordre tunisiennes assiègent depuis lundi un groupe armé dans la ville de Raoued près de Tunis. Un gendarme tunisien ainsi que sept terroristes ont trouvé la mort dans les échanges de tirs.

04 févr. 2014, 10:44
Un gendarme tunisien et entre "deux et quatre terroristes" ont été tués dans des échanges de tirs à Raoued en Tunisie, a indiqué mardi le ministère de l'Intérieur.

Un gendarme tunisien et sept terroristes ont été tués dans des échanges de tirs à Raoued, a indiqué mardi le ministère de l'Intérieur. Les forces de l'ordre assiègent depuis lundi un groupe armé dans cette ville de la banlieue de Tunis.

La police encercle la maison dans laquelle se trouvent un nombre indéterminé d'hommes armés, accusés par le ministère de l'Intérieur d'être des "terroristes", selon un voisin joint par téléphone.

Des tirs étaient encore entendus mardi matin. Lundi soir, le ministère de l'Intérieur avait indiqué que "des négociations pour tenter de les capturer vivants" étaient en cours.

Nombreux hôtels

L'accès à Raoued était bloqué mardi matin, la police bloquant les accès à une distance de quatre kilomètres de cette localité, selon un photographe de l'AFP. La ville est située à seulement quelques kilomètres d'une longue plage où se trouvent de nombreux hôtels.

Les autorités n'ont aucune précision sur les suspects, arguant de la nécessité du secret pour "garantir le succès" de l'opération et "protéger les unités sécuritaires et militaires sur le terrain".

Sites touristiques visés

Depuis la révolution de début 2011, la Tunisie fait face à l'essor de groupuscules islamistes armés. Les assassinats des opposants Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi l'an dernier ont ainsi été attribués par les autorités à Ansar Asharia, accusé d'être lié à Al-Qaïda.

Une vingtaine de militaires et de membres des forces de l'ordre ont été tués en 2013 lors d'affrontements ou par des bombes posées par des jihadistes présumés. En octobre, deux attentats suicide ratés ont visé des sites touristiques.

Les derniers graves heurts remontent au 23 octobre, lorsque six gendarmes ont été tués dans des affrontements avec un groupe armé réfugié aussi dans une maison dans la région de Sidi-Bouzid (centre-ouest).