Damas rejette le cessez-le-feu unilatéral réclamé par Ban Ki-moon

La Syrie a rejeté mercredi la demande de cessez-le-feu unilatéral formulée par le secrétaire général des Nations unies. Le régime de Damas exige en préalable un arrêt des violences du côté rebelle.

10 oct. 2012, 16:15
"Toute violence doit cesser"

"Nous avons dit à Ban Ki-moon d'envoyer des émissaires vers les Etats qui ont de l'influence sur les groupes armés pour que ces derniers mettent un terme à la violence", a affirmé dans un communiqué le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdissi.

Le porte-parole a critiqué les déclarations de Ban Ki-moon qui a appelé mardi le régime syrien à décréter un cessez-le-feu unilatéral et demandé aux forces d'opposition de le respecter.
 
"La situation a atteint un stade inacceptable, il est insupportable que la population continue à souffrir de cette manière. C'est pourquoi j'ai fait comprendre au gouvernement syrien qu'il doit immédiatement déclarer un cessez-le-feu unilatéral", avait déclaré M. Ban. La "réaction" de Damas a été de "savoir ce qui va se passer ensuite", selon lui.
 
Le porte-parole syrien a affirmé qu'à deux reprises, durant les missions avortées des observateurs arabes et ceux de l'ONU, le gouvernement syrien avait appliqué un cessez-le feu, mais que la partie adverse "en avait profité pour élargir son déploiement armé et multiplier les pertes humaines à cause de ses activités terroristes".