Crash d'un hélicoptère au Pakistan: sept personnes tuées, dont deux diplomates

Le crash d'un hélicoptère vendredi au Pakistan a fait au moins 7 morts. Parmi les victimes, les ambassadeurs de Norvège et des Philippines. L'ambassadeur suisse, dans un autre hélicoptère, n'a pas été blessé. Les talibans pakistanais ont affirmé avoir abattu l'hélicoptère. Il n'y a pas de confirmation.

08 mai 2015, 14:48
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Au moins sept personnes, dont les ambassadeurs de Norvège et des Philippines, ont été tuées vendredi au Pakistan dans le crash d'un hélicoptère. L'ambassadeur suisse, qui faisait partie du voyage dans un autre hélicoptère, n'a pas été blessé.

Les talibans pakistanais, en quête permanente de publicité, ont revendiqué comme une "attaque" ce crash survenu dans un secteur hautement militarisé où ils n'ont pas de présence connue. Cette revendication n'a été étayée pour l'heure par aucun autre témoignage.

Les autorités pakistanaises ont diligenté une enquête sur les causes de cette tragédie embarrassante pour la puissante armée. Elles pointent en direction d'une "erreur technique", sans plus détails.

Une délégation d'ambassadeurs, de diplomates et de journalistes visitait la région touristique de Gilgit-Baltistan, au nord du pays. Un des trois hélicoptères dans lesquels ils avaient pris place s'est écrasé contre une école à l'atterrissage, a dit un membre de la délégation voyageant dans un des deux autres appareils.

Dans un autre appareil

Les épouses des ambassadeurs de Malaisie et d'Indonésie, ainsi que les deux pilotes et un membre de l'équipage de l'hélicoptère, ont aussi perdu la vie dans ce crash. Les ambassadeurs de Pologne et des Pays-Bas ont été blessés.

L'ambassadeur suisse faisait partie de cette excursion. Comme il ne se trouvait pas dans l'appareil qui s'est écrasé, il n'a pas été blessé, a répondu à l'ats un porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères. "Aucun autre ressortissant suisse ne faisait partie de la délégation étrangère", a ajouté le porte-parole.

Les talibans pakistanais du TTP, en lutte contre le pouvoir à Islamabad, ont affirmé avoir abattu l'hélicoptère à l'aide d'un missile air-sol, qu'ils utilisent rarement. Cette zone de l'Himalaya est hautement contrôlée par l'armée pakistanaise.

Premier ministre visé

Les insurgés affirment aussi avoir visé le Premier ministre Nawaz Sharif. Ce dernier devait se rendre vendredi à Gilgit, le chef-lieu de la région, mais il n'était pas attendu dans le village reculé de Noma où l'incident a eu lieu.

"Cette revendication est complètement ridicule. Ce n'est pas possible, au moins à Naltar", a déclaré une source sécuritaire locale.

Les diplomates devaient rencontrer le Premier ministre plus tard en journée à Gilgit. M. Sharif, qui se dirigeait vers cette ville au moment du crash, a exprimé ses plus sincères condoléances aux victimes. Il est rentré par avion à Islamabad, a indiqué son bureau.

Région sûre

D'après des témoins, l'école du village de Noman s'est embrasée après le crash de l'hélicoptère. Des sources médicales locales avaient d'abord affirmé que des enfants se trouvaient à l'école, comme chaque vendredi au Pakistan. Elles ont ensuite démenti, ce vendredi ayant été déclaré férié dans le secteur.

Frontalière de la Chine, la région de Gilgit-Baltistan est l'une des plus sûres et des plus immunisées contre les attentats de tout le Pakistan.