Coulibaly a revendiqué dans une vidéo la fusillade de Montrouge

Un homme qui ressemble à Amedy Coulibaly a revendiqué la fusillade qui a coûté la vie à une policière jeudi à Paris dans une vidéo. Il se réclame de l'organisation Etat islamique (EI). Il est également impliqué dans l'agression d'un joggeur mercredi soir.

11 janv. 2015, 13:28
La voiture du suspect de la fusillade de Montrouge, jeudi matin, est enlevée par les forces de l'ordre.

Un homme ressemblant à Amedy Coulibaly a revendiqué l'attaque qui a coûté la vie à une policière jeudi en banlieue parisienne, dans une vidéo diffusée dimanche sur Internet. Il se réclame de l'organisation Etat islamique (EI).

Cet homme s'exprimant face à la caméra dit avoir agi "contre la police", tandis qu'un texte incrusté dans le montage l'identifie comme Amedy Coulibaly et précise qu'il a notamment tué une policière à Montrouge et commis vendredi l'attaque de la supérette casher de l'est de Paris.

"On arrive à se synchroniser pour sortir en même temps", poursuit l'homme après avoir évoqué l'attaque de "Charlie Hebdo" mercredi par les "frères" Chérif et Saïd Kouachi. Amedy Coulibaly a été tué vendredi par les policiers.

Après la manifestation prévue dans l'après-midi, le président François Hollande se rendra de son côté dans la soirée à la Grande synagogue de Paris pour une cérémonie d'hommage à toutes les victimes des récentes attaques djihadistes dans la région parisienne, selon ses services. Parmi ces victimes, 17 au total, figurent quatre juifs.

Selon le Figaro.fr, les enquêteurs cherchent à déterminer si Hayat Boumeddiene, la compagne de Coulibaly, pourrait avoir tourné cette vidéo. Les informations concernant sa localisation restent d'ailleurs encore contradictoires. Début janvier, elle a bien atterri en Turquie où les autorités ont fait savoir que son passeport a été enregistré sur son sol, rapporte Sud-Ouest. Une source policière affirme qu'elle y serait encore. Mais le Monde et le Figaro notamment affirment qu'une fois arrivée en Turquie, elle aurait passé la frontière et serait passée en Syrie et s'y trouverait encore. Son billet retour, daté du 9 janvier n'aurait jamais été utilisé.

Par ailleurs, on a appris du parquet de Pari, dimanche, qu'une connexion a été effectuée entre la prise d'otages dans l'hypermarché casher de l'Est de Paris et l'agression d'un joggeur mercredi soir à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

Ce lien a été fait entre les étuis percutés découverts à Fontenay-aux-Roses et le pistolet Tokarev retrouvé dans le magasin de vendredi. Le joggeur, âgé de 32 ans, a été grièvement blessé par balles mercredi soir alors qu'il faisait son jogging sur la promenade de la coulée verte de Fontenay-aux-Roses. Touché à une jambe et dans le dos par plusieurs tirs d'arme automatique, son pronostic vital demeurait engagé dimanche.

Compte tenu de ce lien, la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête sur l'agression du joggeur, qui est notamment ouverte pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste". L'enquête était jusqu'alors conduite par le parquet de Nanterre.