Corées: ultimatum pour rouvrir le site industriel de Kaesong

Les deux Corées ne sont toujours pas tombées d'accord pour rouvrir le site industriel de Kaesong, fermé depuis le mois d'avril par le Nord. La Corée du Sud a envoyé lundi une ultime offre de négociation.

29 juil. 2013, 08:15
Le complexe de Kaesong est fermé depuis le mois d'avril.

La Corée du Sud a envoyé lundi sa proposition "finale" à la Corée du Nord pour négocier la réouverture du site industriel intercoréen de Kaesong, fermé par Pyongyang en avril. Six tours de table tenus ces dernières semaines à Kaesong n'ont pas permis de débloquer la situation.

L'offre sud-coréenne a été transmise via le village frontalier de Panmunjom où fut signé l'armistice de 1953 mettant fin à la guerre de Corée.

"Une fois de plus nous exhortons la Corée du Nord à faire le bon choix pour la normalisation de Kaesong et des relations intercoréennes", a souligné le porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification, Kim Hyung-Suk.

En gage de sa bonne volonté, Séoul a autorisé lundi l'envoi de matériel humanitaire au Nord. Cinq associations ont reçu le feu vert pour fournir des médicaments, des vivres et des vêtements pour les enfants.

La Corée du Sud a également donné l'équivalent de 4,5 millions d'euros (5,5 millions de francs) pour des projets destinés eux aussi aux enfants, avec le soutien de l'Unicef.

La Corée du Nord a été touchée par de fortes pluies ces dernières semaines. les intempéries ont fait une vingtaine de morts et des milliers de sans-abri.

Pugilat

La dernière réunion entre les deux délégations jeudi dans la zone industrielle de Kaesong, située à 10 kilomètres de la ligne de démarcation en territoire nord-coréen, s'était terminée en pugilat. Le chef des négociateurs nord-coréens, Pak Chol-Su, avait averti que l'armée de l'Etat communiste pourrait réinvestir ce site en cas d'échec définitif des pourparlers.

L'armée nord-coréenne avait déplacé ses installations pour permettre la création du complexe de Kaesong en 2004 dans le cadre de la politique de détente inaugurée à l'époque par la Corée du Sud.

Nord et Sud veulent faire à nouveau fonctionner cette zone d'activité, cruciale tant pour l'économie nord-coréenne que pour les entreprises sud-coréennes. Celles-ci ont perdu plus d'un milliard de dollars en quatre mois en raison de sa fermeture.