Cinq enfants sur six de moins de deux ans souffrent de malnutrition

La sous-nutrition n'est pas le seul mal qui touche les enfants. Les moins de deux ans sont très nombreux à souffrir de malnutrition, ralentissant fortement leur croissance.
14 oct. 2016, 09:46
La moitié des enfants âgés entre six et 23 mois ne sont pas nourris assez régulièrement.

Cinq enfants sur six de moins de deux ans ne consomment pas suffisamment d’aliments nutritifs pour leur âge dans les pays en développement. Cette carence pèse sur leur développement physique et cognitif, met en garde vendredi l'UNICEF.

 

 

La moitié des enfants âgés entre six et 23 mois ne sont pas nourris assez régulièrement. Et un manque généralisé d'aliments solides et d'ingrédients variés les privent de nutriments essentiels à un moment où leurs cerveaux, os et corps en pleine croissance en ont le plus besoin, explique l'UNICEF dans un rapport publié deux jours avant la journée mondiale de l'alimentation.

"Comment se peut-il qu'en 2016 nous ayons toujours autant d'enfants qui ne sont pas assez nourris pour vivre une croissance saine?", s'interroge France Bégin, conseillère en nutrition pour l'UNICEF à New York, lors d'un entretien téléphonique avec Reuters. Les deux premières années de la vie sont primordiales, explique celle qui a participé à l'écriture du rapport.

 

 

L'Asie du Sud et l'Afrique subsaharienne sont les régions où le nombre de repas est le plus bas. Simultanément, ces régions accusent celui de retard de croissance le plus élevé.

Les répercussions d'un bon départ sont énormes selon l'agence des Nations Unies. Améliorer la qualité et la quantité des repas des jeunes enfants pourrait en effet sauver quelque 100'000 vies par année, réduire les coûts de la santé et améliorer la productivité de l'adulte.

 

 

Malbouffe

La malbouffe riche en gras, sucre et sel mais pauvre en nutriments et protéine s'invite de plus en plus dans le régime alimentaire des enfants quel que soit le développement du pays, relève en outre France Begin.

Des études au Sénégal, Népal, Tanzanie et Cambodge ont montré qu'un grand nombre d'enfants mangeant des en-cas malsains habitent en ville mais les zones rurales sont également concernées, souligne-t-elle. Ces nourritures sont largement promues dans beaucoup de pays et les parents ne savent pas forcément qu'elles sont malsaines pour leurs enfants, déplore la nutritionniste.

"Ces enfants n'ont déjà pas suffisamment de nutriments dans leur régime pour grandir correctement alors si vous remplacez les bons aliments (qu'ils reçoivent) avec de la nourriture qui n'apporte que du gras et du sucre... vous ne donnez aucune chance à l'enfant".