Chine: le naufrage sur le Yangtsé a fait près de 400 morts

Le bilan du naufrage d'un bateau de croisière sur le fleuve Yangtsé, en Chine, ne cesse de s'alourdir. Les autorités font désormais état de 396 morts. 50 personnes sont encore portées disparues.

06 juin 2015, 10:53
Des policiers attendent de pouvoir fouiller l'épave à la recherche des corps des victimes.

Le bilan du naufrage d'un bateau de croisière lundi soir sur le fleuve Yangtsé, en Chine, atteint désormais 396 morts, a annoncé samedi un porte-parole du gouvernement. Une cinquantaine de personnes étaient encore portées disparues.

Mais le bilan définitif devrait encore s'élever, seuls 14 survivants ayant été retrouvés, dont le capitaine. Les équipes de sauvetage continuaient de fouiller le navire, en quête d'autres corps. Le bateau a été redressé vendredi.

L'"Etoile de l'Orient" transportait 456 personnes lorsqu'il a chaviré sous l'effet d'une brusque tornade. Le "fleuve bleu", le plus long de Chine, a une profondeur d'environ 15 mètres dans cette zone.

Le directeur général de l'entreprise qui exploite L'"Etoile de l'Orient" s'est incliné en guise d'excuses lors d'une interview avec la presse d'Etat diffusée vendredi soir. Jiang Zhao s'est engagé à coopérer "totalement" avec les enquêteurs.

Le capitaine du navire et le chef mécanicien étaient interrogés dans les locaux de la police. Selon les premiers éléments de l'enquête, le bateau n'était pas surchargé et disposait de suffisamment de gilets de sauvetage à bord.

Colère des familles des victimes

Face à la colère des familles de victimes, le comité permanent du bureau politique du parti communiste a souligné la nécessité de leur venir en aide. Il a aussi appelé à "une enquête sérieuse sur la cause de l'accident".

Ulcérées par le manque d'informations, les familles des victimes ont laissé éclater leur mécontentement sur les rives du Yangtsé, après un recueillement, alors que l'accès à l'épave restait extrêmement restreint. Mercredi déjà à Shanghai, des dizaines de proches de passagers avaient manifesté, avant de se heurter à une intervention musclée de la police.

Certains d'entre eux ont réclamé au gouvernement de publier les noms des survivants et des morts. D'autres se demandent pourquoi la plupart des survivants sont des membres de l'équipage qui, en outre, ont eu le temps de mettre des gilets de sauvetage sans pour autant donner l'alarme.