Changement climatique: la fonte des glaciers s'accélère et augmente le niveau des mers

9000 milliards de tonnes. C'est la quantité de glace perdue par les glaciers depuis 1961. Cette fonte s'accélère depuis 2006 et le niveau des mers augmente d'autant.

09 avr. 2019, 14:00
D'ici à la fin du siècle, les glaciers pourraient avoir complètement disparu dans les Alpes.

Les glaciers ont perdu 9000 milliards de tonnes de glace depuis 1961 dans le monde. Et cette fonte s'accélère: depuis 2006, elle est responsable de plus d'un quart de la hausse du niveau des mers, selon une étude internationale chapeautée par l'Université de Zurich.

 

Depuis 1961, la fonte des glaciers a fait augmenter le niveau des mers de 27 millimètres, indique l'équipe de chercheurs, dirigée par Michael Zemp, dans la revue scientifique Nature. Aujourd'hui, elle dope le niveau des mers à raison d'un millimètre par an. L'impact de la fonte des glaciers représente 25 à 30% de la hausse totale du niveau des mers.

Cette part équivaut à peu près à la contribution de la fonte des glaces du Groenland. La part de la fonte observée dans en Antarctique est plus faible.

Globalement, la fonte des glaces s'est fortement accentuée ces 30 dernières années. Actuellement, elle se situe à 335 milliards de tonnes de glace par an, soit le triple du volume restant des glaciers alpins, souligne Michael Zemp, cité dans un communiqué de l'Université de Zurich.

Influence marginale des glaciers alpins

Les glaciers de l'Alaska, de Patagonie et de l'Arctique sont les principaux contributeurs de la hausse du niveau des mers. La fonte des glaciers des Alpes, du Caucase et de Nouvelle Zélande a nettement moins influencé le niveau des mers, en raison de leur taille bien plus modeste.

 

D'ici à la fin du siècle, les glaciers pourraient avoir complètement disparu dans les Alpes, le Caucase, l'ouest du Canada, les Etats-Unis et la Nouvelle Zélande. Ailleurs, ils continueront à faire augmenter le niveau des mers.

Pour cette étude, les chercheurs se sont basés sur les données du "World Glacier Monitoring Service". Ils ont combiné ces mesures glaciologiques traditionnelles avec les données enregistrées par des satellites sur l'évolution des couches de glace.