Cellule islamiste: armes et engins explosifs ont été découverts

Les perquisitions effectuées dans le cadre de l'enquête sur la cellule islamiste dans la région parisienne, ont permis de mettre la main sur des armes et des "éléments utiles à la fabrication d'engins explosifs".

10 oct. 2012, 10:06
Le Procureur de la République François Molins annonce que des éléments servant à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts dans l'enquête dans les milieux islamistes français.

Les policiers français ont mené dans la nuit de mardi à mercredi des perquisitions en région parisienne dans le cadre de l'enquête sur la cellule islamiste démantelée ce week-end. Ils ont découvert des armes et des "éléments utiles à la fabrication d'engins explosifs".

Parmi les éléments découverts figurent un fusil à pompe, une arme de poing, "des sacs contenant du nitrate de potassium, du souffre, du salpêtre, des récipients type cocotte-minute, et des ampoules de phare, tous produits ou instruments utiles à la fabrication de ce que l'on appelle des engins explosifs improvisés", a déclaré mercredi le procureur de la République, François Molins.

Le magistrat a également annoncé que les gardes à vue des douze membres présumés de cette cellule interpellés samedi allaient être prolongées un cinquième jour de manière exceptionnelle, en raison de l'"extrême dangerosité" de ce groupe.

Le code de procédure pénale français prévoit la possibilité d'une prolongation exceptionnelle de la garde à vue jusqu'à six jours (habituellement de quatre dans les dossiers de terrorisme) dans le cas d'"un risque sérieux de l'imminence d'une action terroriste" en France ou à l'étranger.

Auteurs arrêtés ?

M. Molins a également précisé qu'il n'était "pas établi" que les deux auteurs de l'attaque de l'épicerie cacher de Sarcelles, près de Paris, le 19 septembre, ont été interpellés dans le cadre de l'opération antiterroriste conduite samedi. En revanche, "deux des organisateurs des faits" ont bien été arrêtés.

Douze personnes ont été interpellées samedi en France dans le cadre de l'enquête ouverte après un attentat à la grenade défensive contre une épicerie cacher à Sarcelles le 19 septembre, ayant fait un blessé léger.

Le leader présumé du groupe Jérémie Louis-Sidney, un converti de 33 ans, a été tué l'arme à la main alors qu'il avait entrepris de tirer au revolver Magnum 357 de calibre 9 mm sur les policiers venus l'interpeller dans son appartement à Strasbourg. Des traces ADN lui appartenant avaient été trouvées sur la cuillère de la grenade lancée dans le magasin. Une liste d'associations juives avait été découverte lors de premières perquisitions.