Brésil: la présidente Dilma Rousseff rencontre les manifestants

La présidente du Brésil Dilma Rousseff va rencontrer lundi les chefs de file des manifestants puis les gouverneurs et maires des capitales régionales. Une série de mesures devraient suivre.

24 juin 2013, 16:30
La présidente du Brésil Dilma Rousseff a promis vendredi d'entamer un dialogue avec le mouvement de contestation qui ébranle le pays depuis huit jours. Elle a aussi annoncé des réformes.

Sous la pression des manifestations au Brésil, la présidente Dilma Rousseff va rencontrer lundi les chefs de file des manifestants puis les gouverneurs et maires des capitales régionales.

La présidence brésilienne a confirmé une réunion à 13h30 locale (18h30 en Suisse) avec les dirigeants du Mouvement "Passe livre" (ticket gratuit, ndlr), à l'origine de la fronde qui secoue le pays depuis quinze jours. Elle doit ensuite s'entretenir dans la foulée avec les maires et gouverneurs.

A l'écoute de la rue

Dans une allocution radiotélévisée à la nation vendredi soir, au lendemain des manifestations historiques qui ont rassemblé 1,2 million de personnes et ont souvent été émaillées de violences et d'actes de vandalisme, Mme Rousseff s'est dite "à l'écoute de la rue".

Elle a promis un "grand pacte pour améliorer les services publics" ainsi qu'une lutte plus efficace contre la corruption. Elle a ajouté qu'elle serait "intransigeante" avec le vandalisme.

Gouverneurs et maires du plus grand parti d'opposition, le Parti de la sociale-démocratie (PSDB), ont répondu à l'appel mais, ils devaient, selon leurs dires, d'abord se réunir entre eux pour élaborer un programme commun avant de rencontrer la chef de l'État.

Nouveaux rassemblements

De nouvelles manifestations sont prévues ce lundi à Rio de Janeiro. Le mouvement "Passe livre" a également annoncé sur son site de "grandes actions" ces prochains jours dans la périphérie de São Paulo, la capitale économique du pays.

Sur les réseaux sociaux, les internautes de tout le pays discutent de la façon de mener le mouvement, et doivent décider si les manifestations seront spontanées ou organisées à des dates fixes.