Brésil 2014: les grévistes du métro de São Paulo reprennent le boulot

Ils n'ont pas obtenu ce qu'ils voulaient, une augmentation conséquente, mais les grévistes du métro de São Paulo ont interrompu leur mouvement ce jeudi. Pas de quoi se réjouir pour autant du côté des autorités brésiliennes, parce que les employés de l'aéroport de Rio ont pris le relais.

12 juin 2014, 09:31
Après cinq jours de grève, les employés du métro ont repris le chemin du travail ce jeudi.

Les employés du métro de Sao Paulo ont voté mercredi contre la reconduction de leur mouvement de grève qui menaçait de perturber l'afflux de supporters pour le match inaugural de la Coupe du monde

Les autorités se sont pourtant montrées inflexibles face à la demande des employés du métro, qui voulaient réintégrer les 42 employés grévistes licenciés. Un premier mouvement de cinq jours avait semé le chaos dans la mégapole de 20 millions d'habitants, où se déroulera jeudi le match Brésil-Croatie.

"Nous faisons face à un gouvernement très puissant et nous avons paralysé la plus grande ville d'Amérique latine. Nous avons obtenu des augmentations (de salaire) importantes, mais nous avons décidé d'arrêter en fonction de nos limites", a déclaré le président du syndicat, Altino Melo dos Prazeres. "Nous allons nous battre pour la réintégration jusqu'à la fin", a-t-il ajouté en précisant qu'une campagne serait menée dans ce but.

Les autorités n'ont cependant pas le temps de souffler. L'intersyndicale du personnel au sol des trois aéroports de Rio de Janeiro a en effet annoncé le lancement d'une grève de 24 heures concernant 20% du personnel depuis mercredi soir à minuit. Revendiquant des augmentations de salaire et l'amélioration des conditions de travail de ses adhérents, l'intersyndicale Simarj a lancé ce mouvement au moment où affluent des milliers de touristes.

"Nous sommes Brésiliens et nous continuons à supporter le Brésil, mais il est de notre devoir de lutter pour les travailleurs qui revendiquent de 10,5% à 12% d'augmentation et une prime pour le Mondial", a déclaré le président du syndicat, Rui Pessoa. Il a toutefois précisé "que la justice brésilienne avait décrété que 80% du personnel devait travailler jeudi et que les taxis aériens n'avaient pas le droit de paralyser leurs activités".

Ce leader syndical estime que la grève, même partielle, aura quand même "des retombées parce que le nombre de vols supplémentaires a beaucoup augmenté à Rio", avec le Mondial, à mille par jour. "Les entreprises aériennes ont prévu des plans d'urgence élaborés pour la période de la Coupe du monde" du 12 juin au 13 juillet, souligne pour sa part l'Agence nationale d'Aviation civile (Anac).