Bosnie: le TPIY ajourne le procès de Ratko Mladic

Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie suspend le procès de Ratko Mladic jusqu'à lundi.

13 juil. 2012, 11:12
Le procès de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic reprendra lundi, a annoncé vendredi le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Il avait été suspendu jeudi en raison de l'hospitalisation de l'accusé à la suite d'un malaise qui avait tiré momentanément sa révérence.

Le procès de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic reprendra lundi, a annoncé vendredi le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Il avait été suspendu jeudi en raison de l'hospitalisation de l'accusé à la suite d'un malaise.

"Je constate que M. Mladic n'est pas présent dans le prétoire", a déclaré le juge Alphons Orie, lors d'une audience à La Haye. "Je souhaite vous revoir lundi matin", a-t-il ajouté en direction du deuxième témoin de l'accusation, David Harland, le spécialiste des affaires civiles et conseiller politique auprès de la FORPRONU, de juin 1993 à la fin de la guerre de Bosnie.

Ratko Mladic, 70 ans, avait eu un malaise jeudi matin durant l'audience et avait été hospitalisé "par précaution", selon la porte-parole du TPIY. L'avocat de M. Mladic avait déclaré jeudi en fin d'après-midi que son client se sentait mieux.

Le procès de Ratko Mladic, ajourné le 17 mai à la demande de la défense, avait repris lundi avec le début de l'audition des témoins de l'accusation.

Génocide et crimes de guerre

L'ancien général est accusé de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre durant la guerre en Bosnie (1992-1995) au cours de laquelle 100'000 personnes avaient été tuées et 2,2 millions de personnes déplacées.

Ratko Mladic, qui encourt la prison à vie, doit répondre notamment du massacre de Srebrenica en juillet 1995 au cours duquel près de 8000 hommes et adolescents musulmans avaient été tués par les forces serbes de Bosnie. Il plaide non coupable.

Arrêté le 26 mai 2011 en Serbie après avoir échappé pendant seize ans à la justice internationale, l'accusé s'est plaint régulièrement de problèmes de santé depuis sa comparution initiale devant le TPIY en juin 2011.