Ban Ki-moon demande lundi à Genève de mettre un terme aux violences en Syrie

La priorité pour le secrétaire général de l'ONU est de mettre fin aux violences en Syrie. Mais Ban Ki-moon a également précisé ce lundi à Genève, que les questions de la représentation de l'opposition et des participants à la conférence Genève 2 ne sont pas encore résolues.

01 juil. 2013, 13:58
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé lundi à Genève d'agir pour mettre un terme aux violences en Syrie.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé lundi à Genève d'agir pour mettre un terme aux violences en Syrie. Il a précisé en même temps que les questions de la représentation de l'opposition et des participants à la conférence Genève 2 ne sont pas encore résolues.

"Il est urgent que les violences cessent" en Syrie, a déclaré lors d'un point presse le secrétaire général de l'ONU. Il a indiqué que l'initiative des Etats-Unis et de la Russie "d'amener les parties à la table des négociations offre la meilleure chance" de trouver une solution.

"Il est crucial que nous fassions le maximum pour que cette conférence ait lieu aussi vite que possible. Je demande à la communauté internationale de soutenir pleinement un processus politique", a dit Ban Ki-moon.

L'incendie de la Syrie s'étend

"Les gens meurent. Les familles fuient. L'incendie de la Syrie s'étend. Il risque bientôt de s'emparer de toute la région", a averti le secrétaire général de l'ONU.

"Je demande encore une fois à tous ceux qui ont de l'influence d'entendre les cris du peuple syrien. Agissez et agissez maintenant", a déclaré Ban Ki-moon. Interrogé sur une date pour la conférence internationale de paix Genève 2, il a précisé que des questions ne sont pas encore résolues.

Opposition unie et cohérente

"La première est qui représentera le peuple syrien. Nous nous attendons à ce que les deux parties envoient une délégation. La délégation de l'opposition doit être unie et cohérente et représenter vraiment la voix des opposants", a dit le secrétaire général de l'ONU.

Il faut s'assurer également que la délégation du gouvernement soit vraiment habilitée et engagée" dans le processus, a ajouté Ban Ki-moon.

La participation de l'Iran et de l'Arabie saoudite reste également un obstacle pour la convocation de la conférence. "Les Etats membres n'ont pas pu s'entendre. Il faut encore discuter ces questions", a-t-il conclu en indiquant qu'une troisième réunion tripartite entre les Etats-Unis, la Russie et l'ONU pour préparer la conférence Genève 2 "aura lieu aussi vite que possible".