Autobus séparés: Netanyahu annule la décision

Benjamin Netanyahu a annulé la décision de son ministre qui interdisait aux Palestiniens de prendre des autobus israéliens pour rentrer chez eux.

20 mai 2015, 11:15
epa04644357 An Israeli passenger bus passes election posters supporting far right-wing candidate Baruch Marzel (seen in color) opposite a black and white drawing of Ahmed Tibi a long-standing Israeli Arab lawmaker who is running on the United Arab list, in Jerusalem, 02 March 2015. The poster says in Hebrew, 'Marzel No, Tibi Yes. Are you Guys Nuts?' Israeli go to the polls in a general election on March 17 and if the United Arab list does well, could well act as 'king maker' in putting together the next coalition government, as a recent poll gives them some 12 seats in the next Knesset (Parliament).  EPA/JIM HOLLANDER

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné mercredi de suspendre une mesure interdisant aux Palestiniens de Cisjordanie occupée allant travailler en Israël de rentrer chez eux par les mêmes bus que les Israéliens. La mesure venait d'entrer en vigueur.

"Cette proposition est inacceptable pour le Premier ministre. Il a parlé ce matin avec le ministre de la Défense et il a été décidé de geler la proposition", a indiqué un responsable gouvernemental.

C'est le ministère de la Défense qui était à l'origine de cette nouvelle disposition, recalée le jour même de son entrée en vigueur. A peine rendue publique, elle a suscité une très vive controverse.

Elle a été dénoncée comme ségrégationniste, une concession du nouveau gouvernement aux colons, qui pèsent lourd dans sa fragile majorité, et un coup potentiellement redoutable porté à l'image d'Israël à l'étranger.

La mesure a été rendue publique puis retoquée le jour de la visite de la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini en Cisjordanie et en Israël. Mme Mogherini est la plus haute responsable étrangère à venir en Israël depuis la prestation de serment, la semaine passée, d'un nouveau gouvernement très à droite qui suscite une forte défiance internationale.