Armes chimiques en Syrie: leur usage ne serait qu'un prétexte des rebelles

Une frappe occidentale contre le régime syrien se précise suite à l'utilisation d'armes chimiques. Cette dernière ne serait en fait qu'un prétexte des rebelles, selon le représentant de la Syrie à l'ONU.

28 août 2013, 10:29
"Beaucoup de données tendent à prouver l'innocence du gouvernement syrien qui fait l'objet d'une accusation fallacieuse", a affirmé l'ambassadeur Bachar al-Jaafari.

Le représentant de la Syrie à l'ONU a accusé les rebelles d'avoir utilisé l'arme chimique pour provoquer une intervention militaire étrangère. Une frappe occidentale contre le régime se précise.

"Beaucoup de données tendent à prouver l'innocence du gouvernement syrien qui fait l'objet d'une accusation fallacieuse", a affirmé l'ambassadeur Bachar al-Jaafari dans une interview avec la chaîne officielle syrienne Al-Ikhbariya, reprise mercredi par l'agence SANA.

Selon lui, ces données prouvent également que les "groupes armés ont utilisé des armes chimiques dans le but d'entraîner une intervention militaire étrangère et une agression contre la Syrie".

Les Occidentaux et la Turquie "ont permis aux groupes terroristes de créer un laboratoire pour fabriquer des armes chimiques sur le territoire turc avec des matières fournies par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar (...) et de faire entrer ces armes chimiques en Syrie pour les utiliser".

Accord entre Obama et Cameron

Le Premier ministre britannique David Cameron et le président américain Barack Obama, qui se sont entretenus mardi au téléphone sur la Syrie, "n'ont aucun doute sur la responsabilité du régime d'Assad" dans l'"attaque chimique" du 21 août, a indiqué de son côté mercredi Downing Street.

Les deux dirigeants ont "discuté davantage de la réponse importante à apporter à l'attaque chimique de la semaine dernière en Syrie", selon un communiqué du bureau de M. Cameron.

M. Cameron a par ailleurs réaffirmé que le gouvernement britannique "n'avait pas encore pris de décision sur la nature spécifique" de la réponse à apporter à cette attaque, mais il a assuré qu'elle "serait légale".