Amazonie: l'Irlande votera contre le traité de libre-échange si le Brésil ne protège pas sa forêt

La pression augmente sur le Brésil dans la gestion des feux qui ravagent la forêt amazonienne. L'Irlande menace de voter contre le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, si le Brésil ne respecte pas ses engagements environnementaux.

23 août 2019, 14:11
Plusieurs incendies ravagent la forêt amazonienne depuis de nombreuses semaines.

'Irlande a menacé vendredi de voter contre l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur si le Brésil ne protège pas la forêt amazonienne. Le grand territoire tropical est en proie à de violents incendies.

"Il n'y pas moyen que l'Irlande vote pour l'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur si le Brésil ne respecte pas ses engagements environnementaux", a prévenu le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, dans une déclaration transmise à l'AFP. "Je suis très inquiet des niveaux records de destruction par le feu de la forêt amazonienne cette année", a-t-il complété.

Cette menace irlandaise intervient alors que des feux de forêt se propagent rapidement en Amazonie, avec des répercussions diplomatiques et une mobilisation des militants pour le climat. Le président brésilien Jair Bolsonaro, connu pour son positionnement climato-sceptique, est particulièrement sous pression après avoir soupçonné les ONG d'être responsables des feux de forêt.

 

L'oeil du Dublin

M. Varadkar, qui a condamné ces accusations du responsable brésilien, a expliqué que l'Irlande allait "suivre de près les actions environnementales du Brésil" lors des deux prochaines années avant le vote prévu sur l'accord UE-Mercosur.

L'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) a été signé fin juin, après vingt ans de tractations et a immédiatement provoqué une levée de boucliers, en particulier au sein du secteur agricole, notamment en France. En Irlande, il inquiète les éleveurs de boeufs qui redoutent la concurrence de la viande sud-américaine.

Le traité couvre un marché de 780 millions de consommateurs qui représente un quart de la richesse mondiale.