Allemagne: hausse des migrants recourant aux allocations sociales

Le nombre de migrants ayant eu recours aux allocations sociales en 2015 a augmenté de 169% par rapport à 2014 en Allemagne. Cette hausse est le reflet de l'afflux de réfugiés dans le pays.
05 sept. 2016, 13:56
Un tiers des personnes ayant rempli une demande viennent de Syrie.

Environ 975'000 migrants, dont un tiers de Syriens, ont déposé un dossier de demande d'allocations sociales l'an dernier en Allemagne. Cela représente une hausse de 169% par rapport à 2014, selon les chiffres officiels publiés lundi qui reflètent le bond des entrées de migrants enregistrées l'an dernier.

D'après l'Office fédéral de la statistique, 363'000 migrants avaient déposé un dossier en 2014. Il s'agit de la sixième année consécutive de hausse. Quant aux dépenses publiques pour les allocations reçues par les migrants, elles ont bondi de 120% en 2015 pour s'établir à 5,3 milliards d'euros.

Ce bond des demandes fait suite à la décision prise l'an dernier par la chancelière Angela Merkel d'ouvrir les frontières de l'Allemagne aux dizaines de milliers de réfugiés fuyant la guerre en Syrie bloqués en Hongrie.

Plus d'un million de personnes ont été accueillies. Cet afflux s'est tari en 2016 avec la décision de l'Union européenne de renforcer le contrôle à ses frontières et avec l'accord de rapatriement signé avec la Turquie.

 

Doutes sur la capacité d'intégration

Après avoir chaleureusement accueilli les migrants l'an dernier, les Allemands ont commencé à se montrer plus réticents après un certain nombre d'agressions commises par des étrangers et des interrogations d'une partie de la population sur leur capacité d'intégration.

Près des deux tiers des allocataires étaient originaires d'Asie en 2015, dont la moitié venant de Syrie, tandis que 22% étaient de pays européens hors UE tels que l'Albanie, la Serbie, le Monténégro et la Macédoine, et 13% d'Afrique.

Les chiffres publiés lundi comprennent les migrants bénéficiant d'un permis de résidence temporaire et ceux qui ne peuvent être expulsés dans l'immédiat. Ils ne comprennent pas ceux qui ont obtenu le statut de réfugié.