Martigny: âme du Théâtre Alambic, Stefania Pinnelli s’est éteinte

Directrice du théâtre Alambic de Martigny depuis 2015, Stefania Pinnelli est décédée le vendredi 15 avril.

17 avr. 2022, 16:39
Stefania Pinnelli dirigeait le théâtre Alambic de Martigny depuis 2015.

Le monde du théâtre romand et valaisan est endeuillé par la disparition de Stefania Pinnelli, comédienne, metteuse en scène et réalisatrice. Depuis 2015, elle assumait la direction du Théâtre Alambic de Martigny et de l’Ecole de théâtre où elle enseignait déjà avant sa nomination. 

Née à Fribourg en 1976, de double nationalité suisse et italienne, elle s’était d’abord formée au Conservatoire de Lausanne, en section Professionnelle d’Art Dramatique avant d’obtenir sa licence universitaire en Art Dramatique à l’Université du Québec à Montréal en 2001.

Une touche-à-tout

Figure très impliquée dans la scène théâtrale romande, elle avait eu l’occasion de fouler les planches du Théâtre de Vidy, de Nuithonie, de la Grange de Dorigny, du PullOff, du Théatre 2.21, entre autres salles reconnues. 

Cofondatrice de la compagnie V.I.T.R.I.O.L., elle avait notamment mis sur pied deux créations jouées avec succès en Suisse romande. Metteuse en scène, elle a notamment monté «Miss Poppins» en 2017, qui a tourné durant deux ans sur les scènes romandes et aussi assumé la dramaturgie des derniers tours de chant d’Yvette Théraulaz, «Histoires d’elles» et «Comme un vertige». Egalement active dans le monde du cinéma de fiction, elle a réalisé ou co-réalisé près d’une dizaine de courts et longs métrages.

Une longue maladie

Depuis l’automne 2020, Stefania Pinnelli, atteinte dans sa santé, avait dû se mettre en retrait de ses fonctions et François Marin a assuré la direction par intérim, tandis que celui de l'Ecole de théâtre a été assumé par Michel Toman.

Le Théâtre Alambic annonçait ce samedi la disparition de Stefania Pinnelli le 15 avril, «entourée de sa famille et de ses proches». A son compagnon David Deppierraz, scénographe et réalisateur, à ses filles, ses proches, ses élèves et toute l’équipe du théâtre, «Le Nouvelliste» adresse toute sa sympathie.

par Jean-François Albelda