Conseil des Etats: Marianne Maret et Beat Rieder sur une liste sans entête

La liste des candidats démocrates-chrétiens pour le Conseil des Etats ne mentionne pas le nom de leur parti. C’est voulu, selon le PDC. Dans le Haut, l'UDC a inscrit deux fois le nom de ses candidates sur sa liste femmes.
26 sept. 2019, 09:00
Aucun nom de parti pour la liste Beat Rieder - Marianne Maret.

Surprise dans l’enveloppe de vote pour le Conseil des Etats. La liste comportant les noms de Beat Rieder et de Marianne Maret indique leur fonction politique et leur lieu de domicile, mais ne mentionne pas le nom de leur parti, en l’occurrence le PDC.

Une absence voulue

«C’est voulu», assure le coordinateur du PDC du Valais romand, Stéphane Pillet, qui rappelle: «Nous avions déjà fait la même chose il y a quatre ans.» Il explique le sens de cette démarche: «L’élection du Conseil des Etats se déroule au système majoritaire. Les électeurs ont tendance à voter pour des personnes plutôt que pour des partis.»

L’autre raison est plutôt interne à la famille démocrate-chrétienne. «Nous voulons montrer notre unité à l’échelle cantonale», déclare Stéphane Pillet. Les deux candidats figurant sur cette liste sont issus de deux partis indépendants: le PDC du Valais romand et le PDC du Haut-Valais. On notera au passage qu’une telle situation n’empêche pas les Verts et le Parti socialiste de mentionner le nom des deux partis sur la liste composée de Brigitte Wolf et de Mathias Reynard…

Stéphane Pillet estime que cette manière de faire «n’induit personne en erreur». Par contre, il reconnaît que cette particularité a surpris quelques électeurs, voire quelques responsables. «Des secrétaires communaux m’ont appelé pour savoir si c’était une omission.»

Pas d’omission donc, mais une décision stratégique. Reste à savoir si elle jouera un rôle dans le résultat final de cette élection.

L’UDC du Haut cumule ses candidates

Autre particularité des listes électorales, au Conseil national cette fois, la liste des femmes UDC du Haut-Valais a le nom de ses candidates déjà cumulé. En l’occurrence, tous les noms sont écrits deux fois. «C’est là une pratique tout à fait légale», assure Maurice Chevrier, chef du Service des affaires intérieures et communales. «Cela se pratique dans toute la Suisse. Nous avons déjà connu une telle situation pour des élections fédérales en Valais.»

 

par Jean-Yves Gabbud