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Quand l’aide humanitaire devient un business

12 sept. 2016, 23:05
/ Màj. le 13 sept. 2016 à 00:01
epa05211263 Refugees line up to receive food supplied by humanitarian aid groups at the former west airport terminal in Elliniko, Greece, 14 March 2016. Hundreds of migrants stuck at the closed Greek-Macedonian border have left the camp to seek other ways to enter Macedonia. Greece has registered in its territory more of 44,000 migrants trapped due to entry restrictions already imposed by Macedonia in recent months, by denying entry to all those who are considered economic migrants, prohibiting the passage of Afghans, and finally denying entry to all Syrians and Iraqis who are not from combat areas.  EPA/PANTELIS SAITAS GREECE MIGRATION REFUGEES

Laurence d’Hondt

SJ Vietnam était une petite ONG qui travaillait sur le fleuve rouge, dans la banlieue d’Hanoï. Des enfants et des femmes y trouvaient refuge pour l’éducation, les soins, parfois l’hébergement. Fondé en 2004, SJ Vietnam était un projet qui tournait grâce à la présence de volontaires qui s’y relayaient, mais le projet souffrait par moments d’un manque d’effectifs. Un homme est alors venu leur faire une offre alléchante: s’occuper du recrutement des volontaires qui viendraient en nombre constant apporter leur aide. «On a été évidemment séduit», se souvient Pierre de Hanscutter, le fondateur du projet.

«Mais c’est là que les problèmes ont commencé: les jeunes envoyés n’avaient aucune préparation, étaient venus avec des bonbons et râlaient d’être logés sur un matelas pneumatique. J’ai compris progressivement que l’intermédiaire leur avait vendu la destination à 2000 euros, en leur assurant qu’ils allaient vivre une plongée dans «Apocalypse Now».»

Cette...

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