Grande-Bretagne: Morrisons annonce 2600 suppressions d'emplois

Restructuration drastique pour le groupe britannique de supermarchés Morrisons qui annonce la mise à la trappe de 2600 emplois. Principalement dans la structure de direction.

17 juin 2014, 15:15
La restructuration vise à réduire les strates hiérarchiques, certains magasins ayant sept niveaux hiérarchiques entre l'employé de base et le gérant du supermarché.

Le groupe britannique de supermarchés en difficulté Morrisons a annoncé mardi la suppression de 2600 emplois dans le cadre d'une restructuration drastique de l'organisation de ses magasins.

"Morrisons s'attend à ce que les changements proposés dans la structure de direction impliquent environ 2600 suppressions d'emplois", a indiqué le groupe qui a entamé mardi des discussions avec les représentants du personnel.

Le groupe, numéro quatre du secteur au Royaume-Uni, compte en revanche créer cette année 1000 emplois dans ses supérettes et 3000 dans de nouveaux supermarchés, des emplois qu'il pourra proposer à ses salariés touchés par les suppressions de postes.

Via cette restructuration, Morrisons entend "moderniser la façon dont les magasins sont gérés dans le but de réduire les strates hiérarchiques au sein de leur direction", certains magasins ayant sept niveaux hiérarchiques entre l'employé de base et le gérant du supermarché.

Focalisation sur les clients

Selon le groupe, cette restructuration permettra de rapprocher les salariés des clients et de clarifier les différentes responsabilités.

"C'est le bon moment pour moderniser la façon dont nos magasins sont gérés. Ces changements vont améliorer notre focalisation sur les clients et entraîner des façons de travailler plus simples, plus intelligentes", a assuré le directeur général du groupe, Dalton Philips.

Le groupe en difficulté, dont les ventes et la part de marché sont en baisse, avait annoncé en mars un plan d'économies de 1 milliard de livres (1,53 milliard de francs). Sur l'exercice 2013/2014, le groupe a accusé une perte nette de 238 millions de livres (298 millions d'euros) contre un bénéfice net de 647 millions un an plus tôt.