FR: les fonctionnaires fribourgeois se mobilisent contre les mesures d'économie

Le programme d'économies annoncé par le gouvernement fribourgeois fait réagir le personnel de l'Etat.

14 juin 2013, 11:32

Les fonctionnaires fribourgeois se rebiffent contre le programme d'économies annoncé par le gouvernement cantonal. Parmi les différentes mesures prévues, celles concernant le personnel sont inacceptables, estime la Fédération des associations du personnel des services publics (FEDE).

Elles sont "trop rapides, trop brutales, inéquitables et injustes", selon la prise de position remise vendredi au Conseil d'Etat. Elles vont dégrader les conditions de travail tant en quantité qu'au niveau du stress, affirme la FEDE sur la base de la résolution adoptée il y a une semaine par l'assemblée de ses délégués.

Ainsi, la limitation du nombre de nouveaux postes intervient alors que de nombreux services sont déjà surchargés et demandent une hausse de dotation. Parallèlement, les attentes et exigences de la population sont de plus en plus fortes, selon l'association.

Celle-ci s'oppose surtout à l'adaptation de l'échelle des traitements à l'indice des prix à la consommation. Cette mesure structurelle pourrait laisser penser que le personnel de l'Etat a été trop augmenté ces dernières années, s'indigne-t-elle.

Même pas à Neuchâtel

"Le Conseil d'Etat neuchâtelois, dont les finances se trouvent dans un état autrement préoccupant que les nôtres, n'a pas osé baisser les salaires nominaux", souligne la FEDE. "Ils ont gelé la progression mais n'ont pas osé abaisser les échelles de traitement."

La fédération perçoit une démotivation et une résignation de plus en plus grandes parmi le personnel. C'est particulièrement le cas dans l'enseignement, ainsi que dans le domaine hospitalier en plein processus de centralisation.

Les organisations représentant le personnel de l'Hôpital fribourgeois (HFR) disent elles aussi "non" à une détérioration des conditions de travail. Elles craignent une baisse de la qualité des soins. Affirmant qu'une répartition des soins aigus sur différents sites est économiquement viable, elles sont opposées à la construction d'un établissement "d'une taille démesurée".