Il n'y aura plus de sacs en plastique dans les grands magasins suisses

La France a déjà choisi d'interdire les sacs en plastique à usage unique. Le Conseil des Etats veut l'instaurer cette interdiction en Suisse.

13 déc. 2012, 12:03
Les sacs en plastique seront bientôt interdits en Suisse afin de lutter contre la pollution.

Les sacs en plastique fin à usage unique devraient être interdits en Suisse. Après le National, le Conseil des Etats a accepté jeudi par 18 voix contre 17 une motion de Dominique de Buman (PDC/FR) chargeant le Conseil fédéral d'agir en ce sens.

"Il est temps de mettre fin à une pollution inutile et aux effets durables", a lancé Raphaël Comte (PLR/NE). Coop et Migros distribuent à eux seuls 240 millions de ces sacs. La France a déjà choisi de les interdire pour proposer aux clients des cabas réutilisables en polypropylène, une mesure bien accueillie par la clientèle, a-t-il ajouté.

Luc Recordon (Verts/VD) s'est également insurgé contre le littering constaté chaque jour en ville et en forêt "qui devient une véritable plaie". Il a insisté sur le caractère néfaste de ces matières à base de pétrole sur l'environnement.

Pas de délai contraignant

Le camp des perdants a plaidé en vain contre une mesure disproportionnée. Les sacs en plastique fin représentent quelque 3000 tonnes sur une consommation annuelle totale de 850'000 tonnes de matière plastique, a relevé Pankraz Freitag (PLR/GL) pour la commission. Par ailleurs, la Suisse ne connaît pas de pollution au sac plastique comme certains pays pauvres.

"Vu sous l'angle du bilan écologique, le remplacement des sacs plastique par des sacs en papier est insatisfaisant", a ajouté la conseillère fédérale Doris Leuthard. En outre, le littering ne se limite pas aux sacs en plastique mais concerne les bouteille PET, les chewing-gums et toute sorte d'autres déchets.

Les arguments mettant en avant les efforts volontaires déjà déployés par les commerces n'y ont rien fait. Ce vote acquis de justesse est sans doute lié aux modestes modifications qu'il implique. Il entraînera seulement un changement d'ordonnance, sans délai contraignant pour le Conseil fédéral, a rappelé Raphaël Comte.