Facebook lasse les jeunes et séduit les aînés

En Suisse, Facebook voit sa cote de popularité chuter auprès des plus jeunes alors que les plus de 50 ans sont de plus en plus nombreux à s'inscrire sur le site communautaire.

07 janv. 2013, 15:04
This Feb. 1, 2012 photo shows the Facebook logo on a computer screen in Berlin. Facebook will go public on May 18, a published report says, in one of the most highly anticipated tech initial public offerings since Google went public in August 2004. (AP Photo/dapd, Timur Emek)

Les utilisateurs de Facebook sont toujours plus âgés et le réseau social perd de son intérêt auprès des plus jeunes. Depuis l'année dernière, plus de la moitié des Suisses qui disposent d'un profil ont plus de 30 ans.

De 2010 à 2012, le nombre des plus de 50 ans adeptes de Facebook est passé de 228'000 à près de 394'000, a indiqué lundi l'expert en communication Michael Walther sur le blog de la société de relations publiques Bernet.

Au cours de la même période, le nombre de Suisses âgés de plus de 30 ans a augmenté de 1,1 million à 1,55 million. La tranche d'âge qui compte le plus de profils Facebook reste cependant celle des 20-29 ans. Le nombre d'utilisateurs de cet âge est passé de 1,39 million à 1,5 million.

Chez les moins de 15 ans, Facebook perd en revanche de son attractivité. Le nombre de profils actifs de cette tranche d'âge a chuté de plus de 15%, passant de 122'000 à 78'000.

3 millions d'utilisateurs

En décembre, la Suisse comptait 3,06 millions de profils consultés régulièrement, soit une progression de 12% sur un an. Actuellement, 38% de la population dispose ainsi d'une page Facebook. La proportion était de 35% en 2011, 33% en 2010, 23% en 2009 et 13% en 2008.

L'essor de Facebook en Suisse est toutefois moins important que dans les pays anglo-saxons. Là-bas, la part des utilisateurs atteint 45%, grâce notamment aux 73% enregistrés aux Etats-Unis et 63% en Grande-Bretagne.

Au cours de l'année 2013, plus de la moitié des Suisses ayant un accès à Internet devrait disposer d'un profil Facebook, prédit Michael Walther. L'essor des smartphones et des tablettes devrait soutenir cette tendance, à condition que Facebook s'attèle aussi à ne pas inonder ses clients avec des publicités ou des contenus payants, selon lui.