Votations fédérales du 27 septembre 2020

Votations fédérales: ils veulent limiter l’immigration pour lutter contre la surpopulation

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Initiative «Trop c’est trop!» Les ténors de l’UDC, de l’ASIN et du Mouvement chrétien conservateur valaisan disent oui à l’initiative pour la limitation de l’immigration susceptible de redonner aux Suisses «les clés de la maison».

 02.09.2020, 16:00
Timothée Fournier (président ASIN), Jean-Luc Addor (UDC) et François Pellouchoud (Mouvement chrétien conservateur valaisan) unis pour soutenir l’initiative pour la limitation de l’immigration.

Les partisans de l’initiative pour la limitation de l’immigration sont catégoriques: voter oui le 27 septembre prochain c’est mettre fin «à un coup d’Etat». Tel est en tout cas l’avis de Jean-Luc Addor. Le conseiller national UDC est monté au créneau ce mercredi pour soutenir un texte censé corriger le mauvais tour joué par une majorité du Parlement helvétique il y a six ans. Des élus accusés d’avoir «sciemment refusé d’appliquer l’initiative pour l’immigration de masse pourtant largement approuvée par le peuple en 2014». 

La libre circulation au pilori

L’élu de l’UDC s'en est ainsi pris à la libre circulation, dogme intouchable mais porteur de tous les maux. «A terme nous allons nous retrouver 10 millions dans ce petit pays dont ni le territoire ni les ressources ne sont indéfiniment extensibles.» Jean-Luc Addor estime que seule la limitation de l’immigration permettra de mettre fin aux méfaits de la surpopulation, «source d’importants problèmes sociaux, économiques et environnementaux».

Et le conseiller national UDC n’est pas le seul à le penser. Député et membre du Mouvement chrétien conservateur valaisan, François Pellouchoud estime que deux décennies de libre circulation nous ont imposé quatre années de PIB par habitant négatif et cinq années d’évolution inférieure à 1%. Avec pour conséquences l’appauvrissement de la population résidente, soumise «à un dumping salarial insupportable».

Freiner les frontaliers

Nouveau président de la section valaisanne de l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), Timothée Fournier dénonce «la concurrence déloyale des frontaliers». Il s’emploie ainsi à déconstruire le mythe de l’immigré affecté à des tâches boudées par l’ouvrier suisse. «Selon une étude zurichoise, seulement 16% des travailleurs frontaliers contribuent à réduire la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.»

Les partisans du oui proposent donc à leurs concitoyens de redonner aux Suisses «les clés la maison» en engageant «les nôtres d’abord. Les nôtres d’abord, cela signifie qu’au lieu de recourir systématiquement à la main-d’œuvre étrangère, le défi est de former d’abord les nôtres», conclut le député et propriétaire encaveur Mathias Delaloye. Lequel rappelle que plus d’un étudiant sur deux en agriculture n’en fait finalement pas son métier. Parce que trop de patrons sont tentés d’engager de la main-d’œuvre étrangère meilleur marché plutôt qu’un Suisse formé.
 


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